Quand j’étais gamin, pendant le mois sacré, il n’y avait pas de télé. Après la rupture du jeûne on se rassemblait autour d’un « Raoui » une personne d’un certain âge qui nous racontait des histoires, souvent préludes à une longue rêverie et à de jolis rêves.
Je vais ce soir endosser son costume et vous raconter une histoire vraie survenue il y peu de mois voire peu d’années à une de mes connaissances : un homme de la trentaine, tunisien, vivant en France, marié, et qui avait deux enfants en bas âge. Par commodité on va l’appeler Adam.
Ce jeune homme rentre avec femme et enfants passer la fin du Ramadhan et l’Aïd en Tunisie. A l’aéroport de Tunis, son épouse et lui-même avaient pris des files différentes pour accéder à la police, manière de gagner quelques minutes si une file avançait plus vite que l’autre. Les enfants gambadaient de file en file. Adam (binational) avait en sa possession son passeport tunisien et les passeports tunisiens des enfants alors que son épouse (binationale) avait son passeport tunisien et son passeport français sur lequel les enfants étaient inscrits comme accompagnants. Le hasard (encore un mot d’origine arabe, ezzhar) a fait qu’ils arrivèrent en même temps devant les contrôles de police. Au moment du passage, les enfants étaient avec leur mère. Ils sont donc passés « sur son passeport » comme accompagnants. Lui, étant seul au moment du passage ne montre que son passeport tunisien. Les vacances passent. Son épouse pour des raisons professionnelles était retournée en France 4 jours avant le reste de sa famille. Le jour du retour, Adam se présente à la police des frontières avec ses deux enfants et leurs 3 passeports tunisiens. Le policier alors lui demande : "Quand donc sont rentrés vos enfants ?" Il répond "tel jour avec moi." Le policier souffle un grand coup et lui dit : « je ne vois pas de tampon d’entrée sur le passeport de vos enfants. Donc ils ne sont pas entrés. Et, s’ils ne sont pas entrés alors ils ne peuvent pas sortir. » Adam explique alors l’histoire des files d’attente lors de son arrivée, son épouse, etc.. Le policier remonte ses vraies fausses Ray Ban de soleil sur son nez (il n’y avait que le néon qui éclairait) et dit : « Ya khouya (mon frère) vos enfants ne peuvent pas sortir puisqu’ils ne sont pas entrés ! C’est simple tout de même». Oui simple, imparable tu ne peux sortir si tu n’es pas entré… pardi ! Alors mon ami lui demande de se lever et regarder par dessus sa banque : « et ces deux gamins, ils viennent d’où d’après vous. » Il rétorque : « je ne sais pas d’où ils viennent mais certainement pas de l’étranger puisque sur leur passeport il n’y a aucun tampon d’entrée. Et s’ils ne viennent pas de France alors il leur faut un visa pour y aller » Le sang d’Adam ne fait qu’un tour car il était était à 30 mn du départ. Dialogue de sourds. Sortie si entrée, pas sortie si pas entrée. Notre ami qui commençait à voir rouge demande, alors, à voir le chef du policier. Le chef arrive, gros bide, chemise serrée, mouillée de sueur, il retire sa casquette (son képi ?) de sur sa tête chauve et redit exactement ce qu’avait déjà dit l’agent de police avant lui. « Missalech ya sidi, vous laissez les enfants à Tunis, vous nous adressez par voie consulaire la photocopie du passeport de votre épouse montrant que les enfants sont bien rentrés (en Tunisie), et ensuite ils pourront sortir puisqu’ils seront rentrés ». « Vous rigolez j’espère ». « Est ce que j’ai l’air de rigoler ? » dit il en épongeant son front.Là Adam voit rouge. Ses naseaux fument. Sa voix devient criante. Il explique en hurlant que l’avion décolle dans 20 mn. Sa voix devient tremblante. Adam hurle qu’il n’est absolument pas question de laisser ses enfants, car il n’y a personne pour les garder et que son travail l’oblige à rejoindre son poste sinon la sécurité de centaines de personnes pourrait être compromise. Il précise au policier et qu’il sera tenu pour responsable si le moindre sinistre devait survenir dans son travail à cause de son immobilisation obligée. Adam lui demande et, note son nom. Il est désemparé : il n’a même pas pris son téléphone portable. Il ne peut appeler à l’aide.
A ce moment là, un ange passe. L’ange ramadhanesque est là. Adam sent une once de compassion poindre dans la tête glabre de ce policier. « Suivez-moi ». Adam, le flic et les deux enfants galopent alors à travers un dédale de couloirs et ils arrivent dans une salle ou il y avait une montagne de fiches de police à même le sol. Dans cette gabegie innommable le flic chauve désigne un tas et dit à Adam que la fiche d’entrée de son épouse devrait être là dedans. Et le voilà à 4 pattes entrain de chercher dans ces milliers de fiches celle de son épouse. Le policier et les enfants cherchent aussi et, oh miracle! Au bout de deux minutes, la fiche d’entrée est retrouvée. Le flic dit « effectivement vos enfants sont rentrés » Il réfléchi 5 secondes se gratte les 3 cheveux qui lui restent et demande de le suivre. Nouveau dédale. Escaliers. Ils arrivent aux « arrivées » de l’aéroport. Il prend les passeports des enfants, regarde autour de lui, prend un tampon, change la date et tamponne les passeports des enfants. Il rend les passeports et dit « retournez vite au départ. On ne s’est jamais vu OK ? Je viens de faire un geste illégal. On ne s’est jamais vu OK ? » Dit il en hurlant. Adam sprinte ventre à terre au premier guichet du premier flic accompagné par les gamins qui trouvaient ce cirque amusant. Il représente les mêmes passeports au même premier flic qui, baissant ses lunettes de soleil et en souriant dit « et bien voilà, sidi khouya, fallait pas vous énerver, maintenant qu’ils sont entrés…vos enfants peuvent sortir » en donnant deux grands coups de tampon. L’avion était sur le point de fermer ses portes. Ouf. Merci monsieur le flic chauve.
A priori on s’en tamponne de cette histoire. Mais à posteriori on en rit ou on en pleure ou on remercie Allah pour son omipotence...et on relit Kafka.
Depuis, quand il va aux toilettes, Adam ferme la porte…au cas où il ne pourrait plus l’ouvrir puis qu’elle n’était pas fermée.
Bien à vous
mardi 8 septembre 2009
vendredi 21 août 2009
Leurre du Ramadhan
Vous aurez remarqué : La Tunisie depuis quelques années a suivi (à juste titre, on peut y revenir si vous le voulez dans la discussion) le changement d’horaire été-hiver. Sauf cette année 2009. Explication : le sacré mois de Ramadhan, ou plutôt le mois de Ramadhan sacré tombe en plein été. Et alors ? Réponse : c'est pour que le jeûne soit plus supportable.
Le jeûne du mois sacré, étant, par définition, un acte de Foi, que vient faire donc dans cette histoire le changement d’heure ? A ma connaissance le délai entre le lever et le coucher du soleil est le même quelle que soit l’heure. Donc la durée du jeûne.
« Mais vous comprenez c’est pour rendre le jeûne plus supportable » répètent les convaincus. Mais pourquoi donc ? Pourquoi donc on devrait changer les habitudes horaires (donc brûler plus de pétrole) afin de rendre plus supportable une prescription d’Allah alors que Celui-ci n’a prévu que des exceptions pour celles et ceux qui ne le peuvent pas ? (maladie, voyage etc… avec des compensations). Le but du jeûne n’est pas qu’il soit supportable. Le jeûne est un acte volontaire de soumission à Allah afin que tout soumis se mette bien en tête les souffrances des autres, la necessité de la Compassion, et l’Immensité du pouvoir de son Créateur. Que vient faire donc le changement d’horaire dans cette histoire ?
Si on veut aller plus loin, je vous suggère un scénario qui pourrait rendre le jeûne encore plus supportable et aller dans le sens de ceux qui ont refusé le changement (naturel ?) d’heure. Bien sûr on brûlera deux fois plus de pétrole, on polluera deux fois plus la Planète mais qu’importe : l’essentiel n’est il pas de soulager ceux à qui Allah a justement prescrit la souffrance pour qu’ils reconnaissent Son Omnipotence ?
Imaginez : on avance la montre de 3 heures. Au lieu de commencer le boulot à 7h réelles on le commencerait à 4h du matin modifiées (à 7h il fairait nuit). On pourrait donc boire le café, manger ses croissants et fumer son clop au bureau. A 7h réelles (lever du soleil) on commence le jeûne donc plus de boisson nourriture et autre activité illicite. A 10h la journée de travail est finie. On aura travaillé alors 6h. A 10h 30 on est à la plage…mais à 13 h on commence à peine à avoir soif et faim. On rentre. On se douche et on se couche. De 14 à 18h. A 18h on se réveille. Là on a vraiment faim et soif. Pendant que vos femmes triment dans la cuisine vous vous branchez sur le satellite après avoir vérifié que la clim du salon est à fond. Après une heure de supplice vous passez alors à table en branchant la télé de la cuisine sur TV7 afin de ne pas rater le sacrosaint moussalssil (série) Oummi traki nass emlah (ou équivalent). A 20h30 vous sortez de table le ventre rond afin d’attaquer les sucreries et autre sirop de thé ou de café. Vous sortez de votre maison à 21h30 (une fois la digestion bien commencée) pour rendre visite à vos parents ou amis, ou afin de ne pas rater la glace (faite maison, bien sûr) par le meilleur glacier de la place qui se les procure chez Nestlé ou Häagen Datz (s’il est vraiment bon). A 22h30 retour à la maison pour une petite collation et à 23h dodo pour la seconde sieste. Réveil à 3h du matin.
Résultat :
- Vous avez dormi 8h
- Vous avez travaillé 6h dont 3 pendant lesquelles vous avez pu vous restaurer.
- Vous avez nagé 2h30
- Vous vous êtes transporté pendant une heure dans votre voiture climatisée (essence)
- Vous vous êtes lavé pendant 1/2h
- Vous avez souffert une heure de faim et de soif
- Vous avez mangé et bu pendant 4h
- Vous avez vu vos amis, ou votre famille ou baladé pendant une heure
- Total : 8 + 6 + 2.5 + 1 + 0.5 + 1 + 4 + 1 = 23h. Il me manque dans mon calcul sûrement quelques minutes, mais je sais que vous en aurez trouvé l’utilisation, afin de boucler le nycthémère.
La vie n’est pas belle comme ça ? Les femmes qui bossent, la plage, le boulot pas trop fort, la lumière et la clim à fond, le ventre tellement rond que vous ne pourrez plus honorer vos épouses qui, dans le fond, sont tellement épuisées qu’elles préfèrent récupérer quelques heures plutôt que vous recevoir ?
Il faut militer pour que l’année prochaine, inch’Allah, la « journée de travail du mois sacré de Ramadhan » commence à minuit. On termine le boulot à 6h, s’hour à 6h30 etc. etc.
Vous remarquerez que le ridicule est illimité et qu’il ne tue pas puisque nous sommes vivants, grâce à Allah. On peut donc progresser.
Bon, demain je bosse heure d’Europe et je jeûne. Les Tunisiens sont donc privilégiés.
Longue vie, bon jeûne accepté (par Allah), et qu’Allah abreuve nos neurones.
MALI
Le jeûne du mois sacré, étant, par définition, un acte de Foi, que vient faire donc dans cette histoire le changement d’heure ? A ma connaissance le délai entre le lever et le coucher du soleil est le même quelle que soit l’heure. Donc la durée du jeûne.
« Mais vous comprenez c’est pour rendre le jeûne plus supportable » répètent les convaincus. Mais pourquoi donc ? Pourquoi donc on devrait changer les habitudes horaires (donc brûler plus de pétrole) afin de rendre plus supportable une prescription d’Allah alors que Celui-ci n’a prévu que des exceptions pour celles et ceux qui ne le peuvent pas ? (maladie, voyage etc… avec des compensations). Le but du jeûne n’est pas qu’il soit supportable. Le jeûne est un acte volontaire de soumission à Allah afin que tout soumis se mette bien en tête les souffrances des autres, la necessité de la Compassion, et l’Immensité du pouvoir de son Créateur. Que vient faire donc le changement d’horaire dans cette histoire ?
Si on veut aller plus loin, je vous suggère un scénario qui pourrait rendre le jeûne encore plus supportable et aller dans le sens de ceux qui ont refusé le changement (naturel ?) d’heure. Bien sûr on brûlera deux fois plus de pétrole, on polluera deux fois plus la Planète mais qu’importe : l’essentiel n’est il pas de soulager ceux à qui Allah a justement prescrit la souffrance pour qu’ils reconnaissent Son Omnipotence ?
Imaginez : on avance la montre de 3 heures. Au lieu de commencer le boulot à 7h réelles on le commencerait à 4h du matin modifiées (à 7h il fairait nuit). On pourrait donc boire le café, manger ses croissants et fumer son clop au bureau. A 7h réelles (lever du soleil) on commence le jeûne donc plus de boisson nourriture et autre activité illicite. A 10h la journée de travail est finie. On aura travaillé alors 6h. A 10h 30 on est à la plage…mais à 13 h on commence à peine à avoir soif et faim. On rentre. On se douche et on se couche. De 14 à 18h. A 18h on se réveille. Là on a vraiment faim et soif. Pendant que vos femmes triment dans la cuisine vous vous branchez sur le satellite après avoir vérifié que la clim du salon est à fond. Après une heure de supplice vous passez alors à table en branchant la télé de la cuisine sur TV7 afin de ne pas rater le sacrosaint moussalssil (série) Oummi traki nass emlah (ou équivalent). A 20h30 vous sortez de table le ventre rond afin d’attaquer les sucreries et autre sirop de thé ou de café. Vous sortez de votre maison à 21h30 (une fois la digestion bien commencée) pour rendre visite à vos parents ou amis, ou afin de ne pas rater la glace (faite maison, bien sûr) par le meilleur glacier de la place qui se les procure chez Nestlé ou Häagen Datz (s’il est vraiment bon). A 22h30 retour à la maison pour une petite collation et à 23h dodo pour la seconde sieste. Réveil à 3h du matin.
Résultat :
- Vous avez dormi 8h
- Vous avez travaillé 6h dont 3 pendant lesquelles vous avez pu vous restaurer.
- Vous avez nagé 2h30
- Vous vous êtes transporté pendant une heure dans votre voiture climatisée (essence)
- Vous vous êtes lavé pendant 1/2h
- Vous avez souffert une heure de faim et de soif
- Vous avez mangé et bu pendant 4h
- Vous avez vu vos amis, ou votre famille ou baladé pendant une heure
- Total : 8 + 6 + 2.5 + 1 + 0.5 + 1 + 4 + 1 = 23h. Il me manque dans mon calcul sûrement quelques minutes, mais je sais que vous en aurez trouvé l’utilisation, afin de boucler le nycthémère.
La vie n’est pas belle comme ça ? Les femmes qui bossent, la plage, le boulot pas trop fort, la lumière et la clim à fond, le ventre tellement rond que vous ne pourrez plus honorer vos épouses qui, dans le fond, sont tellement épuisées qu’elles préfèrent récupérer quelques heures plutôt que vous recevoir ?
Il faut militer pour que l’année prochaine, inch’Allah, la « journée de travail du mois sacré de Ramadhan » commence à minuit. On termine le boulot à 6h, s’hour à 6h30 etc. etc.
Vous remarquerez que le ridicule est illimité et qu’il ne tue pas puisque nous sommes vivants, grâce à Allah. On peut donc progresser.
Bon, demain je bosse heure d’Europe et je jeûne. Les Tunisiens sont donc privilégiés.
Longue vie, bon jeûne accepté (par Allah), et qu’Allah abreuve nos neurones.
MALI
vendredi 24 juillet 2009
Dieu et religion
En préambule : je ne cherche à provoquer personne. Je suis profondément respectueux des croyances de chaque fils et fille d’Adam. Si je me permet de « critiquer » Dieu c’est parce que je l’aime et que je sais bien qu’il a de l’humour et qu’il saura me pardonner. Pardonnez moi mon Dieu bien aimé.
Dieu est un être (qui l’a créé?) appartenant au monde supérieur (ou inférieur), doué de qualités de transcendance (genre ascenseur). Il nous permet de nous dépasser. Il se manifeste dans ses missions auprès des hommes, et il entre en relation avec eux pour orienter leur existence ou pour satisfaire son besoin de communication et dont il reçoit l’hommage cultuel en retour (les religions).
Une fois cette définition comprise voyons ce qu’en pensent les autres (les non musulmans) : Le concept grec de la divinité est essentiellement polythéiste : il y a beaucoup de dieux : c’est la Cité, la famille des dieux. Mais cette conception est dans la représentation d’un dieu suprême, père des dieux et des hommes. Les nombreux dieux signifient la plénitude de la vie divine : pour les Grecs, le Dieu unique, ce serait tout juste un appauvrissement du divin (Platon). Les grands dieux vivent loin des hommes, les uns dans le ciel, les autres dans les profondeurs de la mer ou du sol ou de la mer. Entre l’homme et le dieu, il n’est plus question de communion, mais de relations de bon voisinage.
Mais revenons au Dieu que l’on nous a enseigné : C’est au sentiment de l’existence d’un dieu que l’homme doit celui de l’infini, de l’universalité, de la gloire, de l’immortalité. C’est à cet instinct de la divinité qu’il doit celui de la vertu, qui règle ses innombrables désirs vers le bonheur de ses semblables, dans la crainte ou l’espérance que lui inspire le sentiment d’un être suprême, vengeur et rémunérateur. C’est ce qui me choque dans l’Islam : Dieu est un Comptable, il pardonne peu et promet beaucoup aux hommes. Des houris au paradis pour les hommes (et pour les femmes?).
Chez les juifs : être éternel, créateur de tout ce qui existe et providence de l’univers créé, à qui les hommes doivent un culte. Dieu créa l’homme à son image. Dieu est infini. Il faut, disent-ils, invoquer Dieu, rendre gloire à Dieu. Dieu est l’unité et la multiplicité. Or, de même que Dieu est à la fois un et plusieurs, chaque créature de Dieu est à la fois une et multiple. Donc, Dieu nous a crée sous de multiples facettes : hommes et femmes modèles, maris, épouses, militantes mais peut être aussi amantes et passionnées. Donc de même que Moïse appelle Dieu Aelohim, de même il appelle tous les hommes Adam. Aelohim veut dire Lui-des-Dieux, c’est-à -dire l’être des êtres. Adam veut dire l’homme universel, l’humanité, le genre humain, c’est-à -dire l’homme qui est en même temps les hommes, comme Dieu ou l’être est en même temps les êtres. Mais Haoua (Eve) veut dire quoi ?
Le christianisme contient une solution du monde extrêmement simple et étonnamment hardie. Au centre, l’affirmation intransigeante d’un Dieu personnel : Dieu-providence, menant l’univers avec sollicitude et Dieu-révélateur, se communiquant à l’homme sur le plan et par les voies de l’intelligence.
Mais alors dans tout cela, qui est Dieu ? La tradition et l’histoire, l’habitude et l’éducation favorisent l’identification, de l’idée d’un Dieu et de l’idée de Dieu, seul vrai Dieu, toujours vainqueur comparé à d’autres dieux. La sensualité. L’amour. Les sens. Les caresses. La pénétration. L’Orgasme. Ne sont t-ils pas des manifestations de Dieu ? Ne dit on pas beau comme un dieu. Dieu m’est témoin que je ne veux que notre bonheur. Dieu me pardonnera mes « gros mots ». Mais je ne lui pardonnerai pas d’avoir écrasé la moitié de l’humanité c’est-à -dire les femmes. Oui, les 3 religions que sont l’Islam, le judaïsme et bien sûr le christianisme sont 3 “modes d’emploi” de Dieu qui sont très proches. Je ne suis pas personnellement religieux au sens ou je ne pratique aucune religion. Mais je suis croyant en Dieu. Ce qui me gêne dans ces 3 religions c’est qu’elles ont été écrites par des hommes (sauf pour le Coran, mais la sunna et les hadiths et la choura l’on été par les hommes) donc, je disais, écrites par des hommes pour asservir les femmes et les autres. Je ne parlerai pas de la condition de la femme dans ces 3 religions : catastrophique. Aussi bien chez les juifs, chez les chrétiens que chez les musulmans, la femme a un statut inférieur à l’homme. Elle est quasiment sous tutelle. Cela me gène beaucoup. Et je ne pense pas que Dieu ait voulu cela. Les femmes sont au même titre que les hommes des enfants de Dieu. Et pour Lui ils sont forcement égaux en droits. Je ne parlerai pas non plus du Moyen Orient déchiré par les guerres depuis toujours. Mais regardez ce qui se passe en Irlande ou des chrétiens se déchirent entre eux, ou bien ce qui se passe en Afrique avec le génocide du Rwanda etc… Tout cela au nom de la religion.
Je disais que je suis par contre croyant. Parce qu’Il m’aide à expliquer l’inexplicable et à supporter l’insupportable. Je crois que Dieu a créé le monde et qu’il aime tous les êtres humains quel qu’ils soient. Un japonais, un africain, un russe, un israélien ou bien un jordanien, un indien, une métisse sont identiques aux yeux de Dieu. Le Destin, notre destin, est entre nos mains. Il n’est pas entre les mains de Dieu car Dieu ne peut s’occuper individuellement de 7 milliards d’humains … dont 90% sont désespérés.
Allah pardonnez mon audace auprès de Vous.
Cordialement. MALI
Dieu est un être (qui l’a créé?) appartenant au monde supérieur (ou inférieur), doué de qualités de transcendance (genre ascenseur). Il nous permet de nous dépasser. Il se manifeste dans ses missions auprès des hommes, et il entre en relation avec eux pour orienter leur existence ou pour satisfaire son besoin de communication et dont il reçoit l’hommage cultuel en retour (les religions).
Une fois cette définition comprise voyons ce qu’en pensent les autres (les non musulmans) : Le concept grec de la divinité est essentiellement polythéiste : il y a beaucoup de dieux : c’est la Cité, la famille des dieux. Mais cette conception est dans la représentation d’un dieu suprême, père des dieux et des hommes. Les nombreux dieux signifient la plénitude de la vie divine : pour les Grecs, le Dieu unique, ce serait tout juste un appauvrissement du divin (Platon). Les grands dieux vivent loin des hommes, les uns dans le ciel, les autres dans les profondeurs de la mer ou du sol ou de la mer. Entre l’homme et le dieu, il n’est plus question de communion, mais de relations de bon voisinage.
Mais revenons au Dieu que l’on nous a enseigné : C’est au sentiment de l’existence d’un dieu que l’homme doit celui de l’infini, de l’universalité, de la gloire, de l’immortalité. C’est à cet instinct de la divinité qu’il doit celui de la vertu, qui règle ses innombrables désirs vers le bonheur de ses semblables, dans la crainte ou l’espérance que lui inspire le sentiment d’un être suprême, vengeur et rémunérateur. C’est ce qui me choque dans l’Islam : Dieu est un Comptable, il pardonne peu et promet beaucoup aux hommes. Des houris au paradis pour les hommes (et pour les femmes?).
Chez les juifs : être éternel, créateur de tout ce qui existe et providence de l’univers créé, à qui les hommes doivent un culte. Dieu créa l’homme à son image. Dieu est infini. Il faut, disent-ils, invoquer Dieu, rendre gloire à Dieu. Dieu est l’unité et la multiplicité. Or, de même que Dieu est à la fois un et plusieurs, chaque créature de Dieu est à la fois une et multiple. Donc, Dieu nous a crée sous de multiples facettes : hommes et femmes modèles, maris, épouses, militantes mais peut être aussi amantes et passionnées. Donc de même que Moïse appelle Dieu Aelohim, de même il appelle tous les hommes Adam. Aelohim veut dire Lui-des-Dieux, c’est-à -dire l’être des êtres. Adam veut dire l’homme universel, l’humanité, le genre humain, c’est-à -dire l’homme qui est en même temps les hommes, comme Dieu ou l’être est en même temps les êtres. Mais Haoua (Eve) veut dire quoi ?
Le christianisme contient une solution du monde extrêmement simple et étonnamment hardie. Au centre, l’affirmation intransigeante d’un Dieu personnel : Dieu-providence, menant l’univers avec sollicitude et Dieu-révélateur, se communiquant à l’homme sur le plan et par les voies de l’intelligence.
Mais alors dans tout cela, qui est Dieu ? La tradition et l’histoire, l’habitude et l’éducation favorisent l’identification, de l’idée d’un Dieu et de l’idée de Dieu, seul vrai Dieu, toujours vainqueur comparé à d’autres dieux. La sensualité. L’amour. Les sens. Les caresses. La pénétration. L’Orgasme. Ne sont t-ils pas des manifestations de Dieu ? Ne dit on pas beau comme un dieu. Dieu m’est témoin que je ne veux que notre bonheur. Dieu me pardonnera mes « gros mots ». Mais je ne lui pardonnerai pas d’avoir écrasé la moitié de l’humanité c’est-à -dire les femmes. Oui, les 3 religions que sont l’Islam, le judaïsme et bien sûr le christianisme sont 3 “modes d’emploi” de Dieu qui sont très proches. Je ne suis pas personnellement religieux au sens ou je ne pratique aucune religion. Mais je suis croyant en Dieu. Ce qui me gêne dans ces 3 religions c’est qu’elles ont été écrites par des hommes (sauf pour le Coran, mais la sunna et les hadiths et la choura l’on été par les hommes) donc, je disais, écrites par des hommes pour asservir les femmes et les autres. Je ne parlerai pas de la condition de la femme dans ces 3 religions : catastrophique. Aussi bien chez les juifs, chez les chrétiens que chez les musulmans, la femme a un statut inférieur à l’homme. Elle est quasiment sous tutelle. Cela me gène beaucoup. Et je ne pense pas que Dieu ait voulu cela. Les femmes sont au même titre que les hommes des enfants de Dieu. Et pour Lui ils sont forcement égaux en droits. Je ne parlerai pas non plus du Moyen Orient déchiré par les guerres depuis toujours. Mais regardez ce qui se passe en Irlande ou des chrétiens se déchirent entre eux, ou bien ce qui se passe en Afrique avec le génocide du Rwanda etc… Tout cela au nom de la religion.
Je disais que je suis par contre croyant. Parce qu’Il m’aide à expliquer l’inexplicable et à supporter l’insupportable. Je crois que Dieu a créé le monde et qu’il aime tous les êtres humains quel qu’ils soient. Un japonais, un africain, un russe, un israélien ou bien un jordanien, un indien, une métisse sont identiques aux yeux de Dieu. Le Destin, notre destin, est entre nos mains. Il n’est pas entre les mains de Dieu car Dieu ne peut s’occuper individuellement de 7 milliards d’humains … dont 90% sont désespérés.
Allah pardonnez mon audace auprès de Vous.
Cordialement. MALI
mardi 23 juin 2009
Islam et violence
Chers amis (es),
Je constate que la poésie ne suscite pas de commentaires : plusieurs hypothèses :
- elle est mal écrite et ne suscite aucune émotion,
- Les lecteurs (trices) ne sont pas sensibles à cet art
- Elle est tellement évoluée que l’on reste bouche bée. Ceci étant bien sûr de l’humour provocateur.
Je vais donc arrêter de publier la poésie sur ce blog pour me cantonner à la philo, religion, politique, sociologie et autre science non pas vraiment scientifique.
Je vais essayer d’aborder, ce jour, un sujet sensible qui hante les européens (quelle que soit leur religion) : L’Islam est elle une religion violente ?
Une polémique s’était constituée il y environ un an propulsée par les propos du Pape Benoît XVI. Ce pape allemand citant Manuel II Paléologue, dit que Mahomet (Mouhammad saaws) a propagé sa foi par l'épée, la violence, le terrorisme et le crime.
Certes, le Prophète a propagé l’Islam, selon les circonstances, par la Parole, par l'Exemple et aussi par l'Epée. Mais l’Occident réduit l'islam à la violence et laisse entendre que cette violence lui était consubstantielle, parce que la raison lui était étrangère. C’est dire que l’Islam contiendrait par essence, de part même de son existence, de la violence.
Bien entendu ceci révèle une ignorance des valeurs spirituelles que l'Islam a apportées aux peuples qui l'ont embrassé, comme de la grandeur des siècles où Islam a rimé avec liberté de conscience de recherche et d’expérimentation scientifique voire de libertinage. Les textes sont toujours interprétés. La violence, de l'Inquisition, de la conquête des Amériques et ses millions de morts, n'est pas inscrite dans les Evangiles, mais elle a eu lieu et a été justifiée par une interprétation tendancieuse de ces textes. Aucun peuple n’a été plus violent que l’occident judéochrétien.
Dans le contexte historique de La Mecque, protégé par son clan, Muhammad (Mahomet SAAWS) a pu propager l'islam par la récitation du Coran et par la réponse aux interrogations qu'il suscitait. Il s'est trouvé directement confronté à la logique tribale de l'Arabie du VII ème siècle, où les divergences ne pouvaient être réglées que par des compromis ou par la guerre. Le monothéisme musulman ne pouvant faire l’objet de compromis polythéistes la guerre était inévitable. Le Prophète (SAAWS) a voulu tirer les Arabes d'un univers borné par les allégeances claniques et un paganisme sommaire, pour leur offrir de vastes horizons eschatologiques, spirituels et intellectuels totalement inconnus d'eux. Il a élargi leurs perspectives aux dimensions de l'histoire, celle de la Création, celle de l'Humanité, celle de la continuité des religions révélées. Et il a amené chaque homme - et chaque femme - à se forger une conscience personnelle, par où ils devenaient comptables devant Dieu de leurs choix individuels.
La lecture du Livre est alors libératrice, à partir de laquelle le croyant peut répondre au fondamentalisme. Le Coran s’est fait dans le temps. Il a été révélé de 610 à 632, dans des circonstances changeantes. De très nombreux versets sont littéralement descendus du ciel en réponse à des questions posées par le Prophète, à des attentes exprimées par ses compagnons. Il est le fruit de ce va-et-vient incessant entre interrogations montant de la terre et prescriptions descendant du ciel. Il prescrit l’amour, la science, le désir, le ciel, et la résistance (guerre ?) et plusieurs autres choses fondamentales.
Certains versets pouvant être abrogés ou « corrigés » par d'autres, le Livre est un processus vivant, par où la parole de Dieu s'est, en quelque sorte, « relue » elle-même face à des attentes humaines. Mais Allah écoute tout…même les Hommes.
Cependant beaucoup de versets ont du mal à être transposés au XXIe siècle. Par exemple : l'esclavage, le butin de guerre, la mise à mort des vaincus, la polygamie, les châtiments corporels, autant de pratiques liées à une époque révolue.
Mais pour le Coran l'universel est indissociable du particulier, le général impensable hors du circonstanciel. L’individu doit à chaque étape, faire la part de ce qui concerne pour toujours l'ensemble de l'humanité et ce qui, s'adressant en particulier aux Arabes du VII siècle, ne peut plus concerner le XXIe siècle.
Hélas, ce discours est inaudible pour neuf musulmans sur dix ! Pas si sûr. Ceux qui exigent une lecture littéraliste du Coran tentent de nous ramener à une époque où, pour un musulman, comme pour un juif ou un chrétien d'ailleurs, l'univers était divinisé et où la vie sur terre n'avait pas de valeur intrinsèque, n'était qu'un instant suspendu au flanc de l'Eternité.
Il a été découvert récemment (il y a une dizaine d’années) au Yémen, un Coran écrit 50 ans après la mort du Prophète (SAAWS), semble t il. Ce coran est écrit en arabe non voyellé et non pointé. Je vous laisse imaginer les interprétations entre le noun le ta et le tha…et le ba, le ya, etc etc (consonnes de l’alphabet arabe). Bref, Après 4 ans d’études les orientalistes allemands (qui ont récupéré ce document dans la poubelle du chantier de la mosquée) concluent : qu’il y a plusieurs mots dans ce Coran certes arabes mais aussi araméens, hébreux, syriaques. Qu’il n’y a pas de correspondance entre le Coran officiel tel que connu de nos jours, et le Coran trouvé. Littéralement hallucinante que cette histoire. Incroyable. Elle mérite d’être creusée. Le Saint Coran aurait il d’autres vies ?
Car chers amis, tous les musulmans ne sont pas idiots, contrairement à ce que pensent certains, beaucoup de certains. Haut soit portée la parole d’Allah…et de la Démocratie et de la Tolérance.
Que la Paix d'Allah nous accompagne.
MALI
Je constate que la poésie ne suscite pas de commentaires : plusieurs hypothèses :
- elle est mal écrite et ne suscite aucune émotion,
- Les lecteurs (trices) ne sont pas sensibles à cet art
- Elle est tellement évoluée que l’on reste bouche bée. Ceci étant bien sûr de l’humour provocateur.
Je vais donc arrêter de publier la poésie sur ce blog pour me cantonner à la philo, religion, politique, sociologie et autre science non pas vraiment scientifique.
Je vais essayer d’aborder, ce jour, un sujet sensible qui hante les européens (quelle que soit leur religion) : L’Islam est elle une religion violente ?
Une polémique s’était constituée il y environ un an propulsée par les propos du Pape Benoît XVI. Ce pape allemand citant Manuel II Paléologue, dit que Mahomet (Mouhammad saaws) a propagé sa foi par l'épée, la violence, le terrorisme et le crime.
Certes, le Prophète a propagé l’Islam, selon les circonstances, par la Parole, par l'Exemple et aussi par l'Epée. Mais l’Occident réduit l'islam à la violence et laisse entendre que cette violence lui était consubstantielle, parce que la raison lui était étrangère. C’est dire que l’Islam contiendrait par essence, de part même de son existence, de la violence.
Bien entendu ceci révèle une ignorance des valeurs spirituelles que l'Islam a apportées aux peuples qui l'ont embrassé, comme de la grandeur des siècles où Islam a rimé avec liberté de conscience de recherche et d’expérimentation scientifique voire de libertinage. Les textes sont toujours interprétés. La violence, de l'Inquisition, de la conquête des Amériques et ses millions de morts, n'est pas inscrite dans les Evangiles, mais elle a eu lieu et a été justifiée par une interprétation tendancieuse de ces textes. Aucun peuple n’a été plus violent que l’occident judéochrétien.
Dans le contexte historique de La Mecque, protégé par son clan, Muhammad (Mahomet SAAWS) a pu propager l'islam par la récitation du Coran et par la réponse aux interrogations qu'il suscitait. Il s'est trouvé directement confronté à la logique tribale de l'Arabie du VII ème siècle, où les divergences ne pouvaient être réglées que par des compromis ou par la guerre. Le monothéisme musulman ne pouvant faire l’objet de compromis polythéistes la guerre était inévitable. Le Prophète (SAAWS) a voulu tirer les Arabes d'un univers borné par les allégeances claniques et un paganisme sommaire, pour leur offrir de vastes horizons eschatologiques, spirituels et intellectuels totalement inconnus d'eux. Il a élargi leurs perspectives aux dimensions de l'histoire, celle de la Création, celle de l'Humanité, celle de la continuité des religions révélées. Et il a amené chaque homme - et chaque femme - à se forger une conscience personnelle, par où ils devenaient comptables devant Dieu de leurs choix individuels.
La lecture du Livre est alors libératrice, à partir de laquelle le croyant peut répondre au fondamentalisme. Le Coran s’est fait dans le temps. Il a été révélé de 610 à 632, dans des circonstances changeantes. De très nombreux versets sont littéralement descendus du ciel en réponse à des questions posées par le Prophète, à des attentes exprimées par ses compagnons. Il est le fruit de ce va-et-vient incessant entre interrogations montant de la terre et prescriptions descendant du ciel. Il prescrit l’amour, la science, le désir, le ciel, et la résistance (guerre ?) et plusieurs autres choses fondamentales.
Certains versets pouvant être abrogés ou « corrigés » par d'autres, le Livre est un processus vivant, par où la parole de Dieu s'est, en quelque sorte, « relue » elle-même face à des attentes humaines. Mais Allah écoute tout…même les Hommes.
Cependant beaucoup de versets ont du mal à être transposés au XXIe siècle. Par exemple : l'esclavage, le butin de guerre, la mise à mort des vaincus, la polygamie, les châtiments corporels, autant de pratiques liées à une époque révolue.
Mais pour le Coran l'universel est indissociable du particulier, le général impensable hors du circonstanciel. L’individu doit à chaque étape, faire la part de ce qui concerne pour toujours l'ensemble de l'humanité et ce qui, s'adressant en particulier aux Arabes du VII siècle, ne peut plus concerner le XXIe siècle.
Hélas, ce discours est inaudible pour neuf musulmans sur dix ! Pas si sûr. Ceux qui exigent une lecture littéraliste du Coran tentent de nous ramener à une époque où, pour un musulman, comme pour un juif ou un chrétien d'ailleurs, l'univers était divinisé et où la vie sur terre n'avait pas de valeur intrinsèque, n'était qu'un instant suspendu au flanc de l'Eternité.
Il a été découvert récemment (il y a une dizaine d’années) au Yémen, un Coran écrit 50 ans après la mort du Prophète (SAAWS), semble t il. Ce coran est écrit en arabe non voyellé et non pointé. Je vous laisse imaginer les interprétations entre le noun le ta et le tha…et le ba, le ya, etc etc (consonnes de l’alphabet arabe). Bref, Après 4 ans d’études les orientalistes allemands (qui ont récupéré ce document dans la poubelle du chantier de la mosquée) concluent : qu’il y a plusieurs mots dans ce Coran certes arabes mais aussi araméens, hébreux, syriaques. Qu’il n’y a pas de correspondance entre le Coran officiel tel que connu de nos jours, et le Coran trouvé. Littéralement hallucinante que cette histoire. Incroyable. Elle mérite d’être creusée. Le Saint Coran aurait il d’autres vies ?
Car chers amis, tous les musulmans ne sont pas idiots, contrairement à ce que pensent certains, beaucoup de certains. Haut soit portée la parole d’Allah…et de la Démocratie et de la Tolérance.
Que la Paix d'Allah nous accompagne.
MALI
vendredi 19 juin 2009
Elections ou érections ?
Il parait que l’on vote en Tunisie en 2009. Pour élire le Président (la présidente ?) de la République.
En 1925, les Égyptiennes ont obtenu, en tant qu'auditrices, un « réduit » (maqsura), dans le Parlement. Dans d'autres pays arabes, et jusqu'à ce jour, le sort des femmes qui veulent sortir au grand jour de la vie publique est plus tragique (Koweit). En dépit d'une augmentation sensible du taux des femmes arabes actives et instruites, l'indice d''« empowerment» adopté par le PNUD, (Programme des Nations Unies pour le Développement) indice composite, « montre clairement que les pays arabes souffrent d'une nette déficience en la matière », de telle sorte que, malgré ses richesses, la région arabe se trouve classée au bas de l'échelle mondiale, juste avant l'Afrique sub-saharienne. Dans les pays arabes qui accordent aux femmes des droits politiques, le taux de représentation des femmes dans les parlements ne dépasse pas 6 %.
Manifestement cela bloque. Tout est régi par la Shariâ (droit musulman tel qu'il est revendiqué et reconstruit aujourd'hui) qui préfère le mâle. L'étalon se dit «fahl» en arabe. Mais cette traduction n'est qu'approximative : «fahl» désigne aussi bien l'étalon animal qu'humain. C’est un mythe tapi dans la conception arabe de la politique. La politique ne peut être que virile : le chef absolu qui transforme ses semblables en sujet subalternes.
Le fahl (fhal dit on en Tunisie) c’est quoi donc ? : C’est l’étalon, chef, mâle, robuste et unique, c’est le mâle vigoureux destiné à la reproduction. Il est surtout le mâle belliqueux qui l'emporte sur les autres mâles dans des combats où c'est surtout la femelle qui est convoitée. Il gère, à lui seul, les affaires de la communauté. Sa virilité est hors de doute. Les femmes, les hermaphrodites, les pédérastes, et les esclaves n'ont pas le droit d'exercer les fonctions d'autorité privée et publique. Ce n'est pas seulement le hadith du prophète (saaws): «Jamais le peuple qui confie ses affaires à une femme ne connaîtra le succès» qui explique cette exclusion des femmes. Elle découle de la domination masculine patriarcale qui fait de la femme un des objets d'échange entre les hommes. Le principe d'autorité se dit «qiam» : stature debout, érection. Il est annoncé dans le verset, tiré de la sourate « les femmes » : Que Satan soit maudit et lapidé par Allah: « Les hommes ont autorité sur les femmes du fait qu'Allah a préféré certains d'entre vous à certains autres, et du fait que [les hommes] font dépense sur leurs biens [en faveur de leurs femmes]. Les [femmes] vertueuses font oraison et protègent ce qui doit l'être (?), du fait de ce qu'Allah consigne (?). Celles dont vous craignez l'indocilité, admonestez-les ! Reléguez-les dans les lieux où elles couchent ! Frappez-les ! Si elles vous obéissent, ne cherchez plus contre elles de voie [de contrainte] ! Allah est auguste et grand. » (VI, 34).
C’est l’étalon unique, et non pas la loi impersonnelle, qui fait régner l'ordre dans la communauté. Ou plus précisément, la loi se confond avec la volonté du chef. Son pouvoir est absolu car rien ne peut s’opposer à lui.
Le principe de consultation (shoura) que l'on présente, de nos jours, comme pouvant remplacer la démocratie peut traduire une aspiration à rationaliser les décisions politiques, mais il ne s'est jamais réalisé. De plus, l'exercice de la shoura est limité aux « hommes qualifiés » qui ne sont pas élus et parmi lesquels il n'y a évidemment pas de femmes.
Mais pourquoi donc l’étalon (Fahl) est si fort ? Parce que c’est Dieu qui a institué l’ordre des étalons et c'est Lui qui fait de sorte que le plus fort l'emporte sur les autres.
La doctrine politique qui a primé dans la tradition est une doctrine du droit divin, similaire à celle du droit divin des rois européens. Elle est surtout exprimée par le principe suivant: «Obéir à l'imam, c'est obéir à Dieu». C'est ainsi qu'on a fait de l'obéissance aux gouverneurs, une composante des convictions politiques des musulmans. «Obéir à l'imam, c'est obéir à Dieu». Œuf corse.
Dans les discours officiels anesthésiants sur la participation politique des femmes, les rudiments concrets du mythe de l'étalon disparaissent, et la face inhumaine de l'étalon cède la place à celle, plus humaine, d'un père protecteur qui défend l'espace inviolable et hisse le drapeau de la nation. Mais c’est du bla bla pour endormir. Le schéma archaïque sexiste et biologiste est martelé : les femmes sont des mineures et les hommes sujets aussi. Nous devons faire ce que le fahl nous dit de faire, comme les poules obéissant à leur coq. De même, la fonction du président de la République est mise en parallèle avec celle du calife, qui ne peut en aucun cas être une femme même lorsque le leader est un chef nationaliste plus ou moins « laïque ». La structure du pouvoir absolu est telle qu'un mythe, un certain mythe de l'étalon majestueux, du despote viril et éclairé, hante et structure les esprits et les sujets.
Dans le contexte arabo-islamique actuel, le pouvoir absolu des étalons sévit dans les législations arabes qui demeurent discriminatoires, dans les comportements électoraux. On continue à minorer les exclus de l'ordre théo-politico-viriliste. Mais, plus profondément, le mythe de l'étalon politique et triomphant se lit en creux dans la culture ambiante que nous renvoient essentiellement les médias arabes. Il se lit dans une autoglorification identitaire. Dans ce narcissisme masculin exacerbé et vécu à l'échelle de la Umma.
La femme non voilée, la femme-leader n'a pas fini d'inquiéter. Plus familière est la figure du tyran protecteur et nourricier, moins inquiétantes ses cruautés et ses terreurs antidémocratiques.
N’oubliez pas de voter. N’oubliez pas votre moitié. Allah est plus grand que les plus grands.
Bien à vous.
MALI
En 1925, les Égyptiennes ont obtenu, en tant qu'auditrices, un « réduit » (maqsura), dans le Parlement. Dans d'autres pays arabes, et jusqu'à ce jour, le sort des femmes qui veulent sortir au grand jour de la vie publique est plus tragique (Koweit). En dépit d'une augmentation sensible du taux des femmes arabes actives et instruites, l'indice d''« empowerment» adopté par le PNUD, (Programme des Nations Unies pour le Développement) indice composite, « montre clairement que les pays arabes souffrent d'une nette déficience en la matière », de telle sorte que, malgré ses richesses, la région arabe se trouve classée au bas de l'échelle mondiale, juste avant l'Afrique sub-saharienne. Dans les pays arabes qui accordent aux femmes des droits politiques, le taux de représentation des femmes dans les parlements ne dépasse pas 6 %.
Manifestement cela bloque. Tout est régi par la Shariâ (droit musulman tel qu'il est revendiqué et reconstruit aujourd'hui) qui préfère le mâle. L'étalon se dit «fahl» en arabe. Mais cette traduction n'est qu'approximative : «fahl» désigne aussi bien l'étalon animal qu'humain. C’est un mythe tapi dans la conception arabe de la politique. La politique ne peut être que virile : le chef absolu qui transforme ses semblables en sujet subalternes.
Le fahl (fhal dit on en Tunisie) c’est quoi donc ? : C’est l’étalon, chef, mâle, robuste et unique, c’est le mâle vigoureux destiné à la reproduction. Il est surtout le mâle belliqueux qui l'emporte sur les autres mâles dans des combats où c'est surtout la femelle qui est convoitée. Il gère, à lui seul, les affaires de la communauté. Sa virilité est hors de doute. Les femmes, les hermaphrodites, les pédérastes, et les esclaves n'ont pas le droit d'exercer les fonctions d'autorité privée et publique. Ce n'est pas seulement le hadith du prophète (saaws): «Jamais le peuple qui confie ses affaires à une femme ne connaîtra le succès» qui explique cette exclusion des femmes. Elle découle de la domination masculine patriarcale qui fait de la femme un des objets d'échange entre les hommes. Le principe d'autorité se dit «qiam» : stature debout, érection. Il est annoncé dans le verset, tiré de la sourate « les femmes » : Que Satan soit maudit et lapidé par Allah: « Les hommes ont autorité sur les femmes du fait qu'Allah a préféré certains d'entre vous à certains autres, et du fait que [les hommes] font dépense sur leurs biens [en faveur de leurs femmes]. Les [femmes] vertueuses font oraison et protègent ce qui doit l'être (?), du fait de ce qu'Allah consigne (?). Celles dont vous craignez l'indocilité, admonestez-les ! Reléguez-les dans les lieux où elles couchent ! Frappez-les ! Si elles vous obéissent, ne cherchez plus contre elles de voie [de contrainte] ! Allah est auguste et grand. » (VI, 34).
C’est l’étalon unique, et non pas la loi impersonnelle, qui fait régner l'ordre dans la communauté. Ou plus précisément, la loi se confond avec la volonté du chef. Son pouvoir est absolu car rien ne peut s’opposer à lui.
Le principe de consultation (shoura) que l'on présente, de nos jours, comme pouvant remplacer la démocratie peut traduire une aspiration à rationaliser les décisions politiques, mais il ne s'est jamais réalisé. De plus, l'exercice de la shoura est limité aux « hommes qualifiés » qui ne sont pas élus et parmi lesquels il n'y a évidemment pas de femmes.
Mais pourquoi donc l’étalon (Fahl) est si fort ? Parce que c’est Dieu qui a institué l’ordre des étalons et c'est Lui qui fait de sorte que le plus fort l'emporte sur les autres.
La doctrine politique qui a primé dans la tradition est une doctrine du droit divin, similaire à celle du droit divin des rois européens. Elle est surtout exprimée par le principe suivant: «Obéir à l'imam, c'est obéir à Dieu». C'est ainsi qu'on a fait de l'obéissance aux gouverneurs, une composante des convictions politiques des musulmans. «Obéir à l'imam, c'est obéir à Dieu». Œuf corse.
Dans les discours officiels anesthésiants sur la participation politique des femmes, les rudiments concrets du mythe de l'étalon disparaissent, et la face inhumaine de l'étalon cède la place à celle, plus humaine, d'un père protecteur qui défend l'espace inviolable et hisse le drapeau de la nation. Mais c’est du bla bla pour endormir. Le schéma archaïque sexiste et biologiste est martelé : les femmes sont des mineures et les hommes sujets aussi. Nous devons faire ce que le fahl nous dit de faire, comme les poules obéissant à leur coq. De même, la fonction du président de la République est mise en parallèle avec celle du calife, qui ne peut en aucun cas être une femme même lorsque le leader est un chef nationaliste plus ou moins « laïque ». La structure du pouvoir absolu est telle qu'un mythe, un certain mythe de l'étalon majestueux, du despote viril et éclairé, hante et structure les esprits et les sujets.
Dans le contexte arabo-islamique actuel, le pouvoir absolu des étalons sévit dans les législations arabes qui demeurent discriminatoires, dans les comportements électoraux. On continue à minorer les exclus de l'ordre théo-politico-viriliste. Mais, plus profondément, le mythe de l'étalon politique et triomphant se lit en creux dans la culture ambiante que nous renvoient essentiellement les médias arabes. Il se lit dans une autoglorification identitaire. Dans ce narcissisme masculin exacerbé et vécu à l'échelle de la Umma.
La femme non voilée, la femme-leader n'a pas fini d'inquiéter. Plus familière est la figure du tyran protecteur et nourricier, moins inquiétantes ses cruautés et ses terreurs antidémocratiques.
N’oubliez pas de voter. N’oubliez pas votre moitié. Allah est plus grand que les plus grands.
Bien à vous.
MALI
vendredi 12 juin 2009
L'enfance
Encore un souvenir d'enfance. Un endoit où j'ai vécu de nombreuses années. Les géographes auront trouvé cet endroit. D'autres strophes suivront et donneront des indices. J'ai mis au milieu de chaque vers une "sous rime" afin que le rythme ne soit pas quaternaire (4/4) mais binaire (2/4), le but étant d'allonger la foulée...un peu comme un ralenti au cinéma.
Poème
Les persiennes lourdes comme des paupières closes
Filtrent la foi sourde et les odeurs de rose.
Les criquets s’appellent, la lumière chante
L’été étincelle, les mouches ra collantes.
Le sable clair croupi à l’angle des terrasses
Poussé par le Chergui il couvre la surface
De la mer embaumée, et ses vagues farouches
Sur laquelle jamais le soleil ne se couche.
Les palmes qui errent, chuchotent le vent jaune.
L’ombre et la lumière se marient à l’automne.
Le charbon qui se prosterne sous l’odeur du piment
A le goût de citerne que l’on boit chaudement.
Poème
Les persiennes lourdes comme des paupières closes
Filtrent la foi sourde et les odeurs de rose.
Les criquets s’appellent, la lumière chante
L’été étincelle, les mouches ra collantes.
Le sable clair croupi à l’angle des terrasses
Poussé par le Chergui il couvre la surface
De la mer embaumée, et ses vagues farouches
Sur laquelle jamais le soleil ne se couche.
Les palmes qui errent, chuchotent le vent jaune.
L’ombre et la lumière se marient à l’automne.
Le charbon qui se prosterne sous l’odeur du piment
A le goût de citerne que l’on boit chaudement.
jeudi 4 juin 2009
Il est classique de dire que l’escargot ou bien la tortue porte sa maison sur le dos. Ma maison est encore plus intérieure. Elle est en moi. Je vais vous la décrire. Vous allez trouver très vite où elle se situe :
Ma Maison
Dans le cœur de ma maison cachée
Quand le gel glace le sol de givre
Je protège dans un nid de cuivre
Mes oisillons beaux et panachés.
Dans le calme en ma maison de roc
Je fouille la couleur de la sève
Je tourne dans le cercle du rêve
Et les idées creuses dans leur coque.
Dans l'ail blanc de ma maison vermeil
J’écorce la chair nacrée des gousses
Ebloui par la lumière mousse
Et mes yeux gris peignent le sommeil.
Par la vitre en ma maison abri
Je vois la couleur de la marée
Le vent qui veut rire ou pleurer
Et les fleurs se terminer en cris.
Dans le songe de ma maison rêvante
Tu bouges le ruisseau de tes bras
Qui coule, volutes de cobra
Et le sol plie tel une servante.
Dans la nuit de ma maison ardente
Les paupières lourdes de l’ombre
Le regard de fièvre qui sombre
Et la plume trempe dans la fiente.
MALI Le 22 février 2004
Ma Maison
Dans le cœur de ma maison cachée
Quand le gel glace le sol de givre
Je protège dans un nid de cuivre
Mes oisillons beaux et panachés.
Dans le calme en ma maison de roc
Je fouille la couleur de la sève
Je tourne dans le cercle du rêve
Et les idées creuses dans leur coque.
Dans l'ail blanc de ma maison vermeil
J’écorce la chair nacrée des gousses
Ebloui par la lumière mousse
Et mes yeux gris peignent le sommeil.
Par la vitre en ma maison abri
Je vois la couleur de la marée
Le vent qui veut rire ou pleurer
Et les fleurs se terminer en cris.
Dans le songe de ma maison rêvante
Tu bouges le ruisseau de tes bras
Qui coule, volutes de cobra
Et le sol plie tel une servante.
Dans la nuit de ma maison ardente
Les paupières lourdes de l’ombre
Le regard de fièvre qui sombre
Et la plume trempe dans la fiente.
MALI Le 22 février 2004
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