Je vais vous parler de ma définition de l’amour. Je peux me tromper et je compte sur vous pour me rectifier.
Attention chaque mot est hyper important. L’ amour est un Élan, irraisonné, inexplicable, désintéressé, inexcusable, total, et délicieux vers l’autre. Dans l’Amour donc ne rentre aucune considération raisonnée (bonne famille, joli, gagne bien sa vie, gentil, etc. etc. ) On peut tomber amoureux d’un truand, d’un violeur, d’un ogre, d’un nain ou d’un saint ou d'une pute. Sans aucune explication.
C’est donc un élan. Comme tout élan, (vous avez sûrement déjà piloté un vélo) il tend à s’épuiser. C’est (pour les scientifiques) une Énergie (cinétique puisqu’elle dépend de ½ de m v2) Pour l’acquérir il faut une poussée (le coup de foudre) (pour les scientifiques : une énergie électrique qui dépend de la différence de potentiel électrique donc de l’ionisation). A partir de cet Élan qui nous porte vers l’être aimé, il faut l’entretenir. Donc pédaler (les efforts que l’on fait vers l’autre). Surtout que parfois la route monte ! alors il faut pédaler et fournir un effort supplémentaire. L’amour est ainsi. Après l’Élan initial il faut faire des efforts (conjoints bien sûr) pour que cet Élan puisse encore nous porter. Quand le vélo s’arrête. L’amour est fini. Soit que l’on n’a pas suffisamment pédalé, soit que la pente est infranchissable. Il faut alors, soit réparer le vélo (revoir ses relations avec autrui), soit changer de braqué (revoir sa façon de vivre), changer de vélo (changer de partenaire) ! Mais in fine l’effort est là.Quand on envie de pédaler pour quelqu’un (une) c’est qu’on l’aime tant que nous pédalerons. A moins que nous soyons sur un tandem.
Certains mettent des images, d'autres de la musique ou de la vidéo afin d'illustrer leur post. J'illustre mon commentaire par ce poème qui montre toute l'ambiguité de l'amour car souvent l'objet de l'amour n'est pas l'être aimé mais son jumeau...tel que nous le rêvons. En tout état de cause ce poème reflète encore une fois la difficulté, que dis je, l’absolue déraison de l’Amour. A toutes ces femmes qui souffrent (qui sont passionnées). Chut … c’est une femme qui parle, écoutez bien :
Toi
J’aurais si bien voulu te haïr t’abjurer,
Nier l’envie goulue de te discréditer
Te déconsidérer, toi insaisissable
et fouler à mes pieds tes us implacables.
Et te désavouer, te dénigrer, surtout
Enfin te mépriser toi, le grand Manitou
Renégat des rêves, pathétique et hautain
Entier et sans trêve, méprisable pantin.
Mais je suis inapte, car ton courage est sûr
Je sais que tu capte ma dévotion pure.
Fier, surtout courageux, altier mais renégat
impitoyable Dieu, criant son Hosanna.
Méprisable et dévot, Tartuffe moderne
J’ai tant aimé tes mots, douces balivernes,
Mais j’aime ton jumeau, je retiens ton double
condensé de grumeaux de ton eau si trouble.
Car ton alter ego, tout entier dans mon cœur
Effacé et héro sans aucune rancœur,
Il m’est sympathique malgré sa paresse
Son coté pathétique et ses fausses caresses.
Rêveur mais éveillé, cet homme effacé
est facile à gérer, est facile à aimer
Il suffit d’un sourire pour le rendre bien gai
Il suffit d’un délire pour mon éternité.
Mais mon corps est pur-sang et rejette tous deux,
Vous les frères de sang, schizophrènes milieu
Vous les frères ennemis, lumières et néants
cauchemars de mes nuits, nuits de caméléon.
Mais quel choix cornélien ! La raison du plus fort ?
Charognard des humains, hyène ou, toréador ?
Et je serai pour toi, moi perte banale
conquête de son Roi, dégât collatéral.
Ma perte sera moi !
Je vous déteste.
Je vous broie
Le reste
Toi
samedi 10 octobre 2009
mardi 29 septembre 2009
L'amour peut-il être défini ?
Nous nous sommes tous demandé à un moment donné de notre vie la définition de l’amour. Suis-je amoureux, puis je lui dire « je t’aime » ?Qu’est ce que l’amour ?
La définition du dictionnaire est floue : l’amour est cette attirance, affective ou physique, qu’en raison d’une certaine affinité, un être éprouve pour un autre être. Cette définition est assez vague car on pourrait substituer l’amour par une simple liaison ou une simple union.
Cherchons donc une définition plus « scientifique » :
- Si l’on réfléchit bien, on se rend compte que le cœur humain n’a que deux ressorts, l’ambition et l’amour. Sous le nom d’amour, on peut comprendre toutes les passions expansives qui portent l’homme hors de lui-même, lui créent un but, des objets supérieurs à sa vie propre, le font comme exister dans autrui, ou pour autrui. Dans cette définition, on se rend compte que parce qu’il s’agit d’un ressort, l’amour ne peut être qu’une énergie, au sens physique du terme. Dans le cas du ressort, une énergie potentielle emmagasinée dans ses spires. Mais peut on parler d’énergie physique en amour et l’exprimer en kilojoules ?
- L’amour, c’est l’âme qui ne meurt pas, qui va croissant, montant comme la flamme et pourtant l’amour, sous toutes les formes, domine notre vie entière : amour filial, amour fraternel, amour conjugal, amour paternel ou maternel, amitié, bienfaisance, charité, philanthropie, l’amour est partout, il est notre vie même. Mais si l’amour est une flamme, il va finir par se consumer et se tarir. Pas vraiment bonne cette définition.
Toujours en scientifique : si je vous disais que l’amour est un principe d’union universelle ? Aristote déjà trouvait une Loi Universelle de l’amour. Depuis le Créateur jusqu’à la plus humble des créatures, rien n’échappe à la grande loi de l’amour :
- Les corps simples tendent par l’attraction, qui est une sorte d’amour, au point de l’espace qui leur fut destiné (Lois de la gravitation universelle).- Les corps composés ont une sympathie, un amour du même genre que le précédent, pour les lieux où ils se formèrent; ils y acquièrent la plénitude de leur développement; ils en tirent toutes leurs vertus.- Les plantes manifestent déjà une préférence, un amour plus marqué, pour les climats, les expositions, les terrains plus favorables à leur complexion.- Les animaux donnent des signes d’un attachement plus vif, d’un amour aisément reconnaissable, qui les rapproche entre eux et quelquefois les rapproche de l’homme. Car le cheval galope pour galoper, et le moment où il va partir, s’élancer, le beau moment où il sent en lui-même la pression de la vie, c’est l’amour, créateur de tout.
Mais si l’amour est une Loi Universelle, comme la vitesse de la lumière tout le monde devrait être amoureux. Pourtant certains n’aiment personne et n’aiment rien. Donc là aussi cette définition est incomplète.
Allons plus loin : L’amour serait il une nature ? L’homme est doué d’un amour qui lui est propre pour les choses honnêtes et parfaites ? Le moraliste qui a dit : « Aimez-vous les uns les autres » n’a pas trouvé là un grand secret. J’accorde bien que l’amour est la vraie richesse vitale. C’est un merveilleux mouvement pour sortir de soi, pour se jeter dans l’action, et s’y dépenser, et s’y perdre, sans petits calculs. Je sais aussi que lorsque l’amour manque, comme il arrive dans l’extrême fatigue ou dans l’extrême vieillesse (qui ne sont qu’extrême avarice) il n’y a plus rien à espérer de bon, ni même de mauvais. Mais ce régime de parfaite prudence nous approche de la mort, et il ne dure guère.
« Et la tendresse bordel ! »
Et dans tout cela où est l’exaltation provoquée par la tendresse ? La tendresse est à l’amour ce que l’écriture est à la parole. Elle est la marque d’un sentiment d’affection, d’amitié, de générosité qui porte à considérer autrui avec bienveillance, à le traiter avec beaucoup de sollicitude. La tendresse est une forme d’amour prédominance sentimentale, complétant la sensualité et la sexualité (plutôt que s’y opposant), caractérisée par la recherche d’une harmonie dans la douceur et la durée, et manifestant le souci constant d’être agréable à la personne aimée. C’est une attitude affective élémentaire, engagée dans la première relation avec l’objet d’amour et où la composante érotique est indissociable de la recherche d’une sécurité d’autoconservation. La tendresse peut donc se poursuivre par le sexe. Mais la sexualité est un sujet tellement vaste ! Il nous faudra tout de même expliquer pourquoi chez la femme l’amour passe par la tendresse et chez l’homme par le sexe.
Et l’amour de Dieu (Allah) ?
L’amour est comme une manière de correspondance Universelle entre la Matière et l’Esprit, et comme une expression sensible de notre identité par-devant l’Etre Unique. Mystère adorable et terrible, instigateur de toute pensée, de tout art et de toute science véritable, il apparait aux intelligences primordiales sous des nombres et des formes symboliques qu’il réduit plus tard à la trinité logique de l’Éternelle Création, de la Matière et de la Pensée. L’amour fait monter en moi des salves et des certitudes si radieuses et si puissantes qu’elles ne finiront jamais. L’amour est une communion intime avec l’Univers. Je voudrais creuser, bécher dans la terre. Bécher, Cela me parait tellement beau! On est tellement libre quand on bèche! Et puis, qui va tailler aussi mes arbres? Je laisse une terre en friche. Je laisse une planète en friche. Je suis lié d’amour à toutes les terres et à tous les arbres de la terre, un amour confus pour tout ce qui existe autour de moi, pour les arbres, pour la belle terre rouge… Voilà pourquoi nous sommes toujours en rapport avec Dieu, parce qu’Il est l’amour universel. Je vous le dis en vérité, celui qui aime, son cœur est un paradis sur la terre. L’élévation de l’âme vers son Créateur est le culte suprême des musulmans croyants; mais ils ne s’adressent point à Allah pour demander telle ou telle prospérité de cette vie. Ils savent bien qu’Allah a choisi l’Homme pour qu’il soit à son image, bonté, générosité, pardon éternel amour. L’amour d’Allah est infini. Ce qui nous éloigne des interdits, et autres voiles islamiques.
Mais « Dieu est amour » (Christianisme) :
Cette définition m’agace car avec cet amour rien n’est plus nécessaire pour nous sur la terre, parce qu’il contient tout, qu’il est tout, et qu’il apprend tout. Voilà pourquoi nous sommes toujours en rapport avec Dieu, parce qu’il est l’amour universel. Né de l’amour, l’univers créé Par Allah est tout entier traversé, mu, vivifié du dedans, par l’amour qui circule en Lui comme le sang dans le corps. Dieu veut être aimé. C’est en effet au pur amour de Dieu et au renoncement de toutes les créatures que sont venus aboutir tous les doctrines un peu profondes et non orthodoxes de l’Islam et autre religion monothéiste. Tandis que la charité prenait pour le vulgaire un air d’humanité, tandis que le vulgaire cherchait là une règle pratique de conduite et de vie, les vrais penseurs de l’Islam moderne comprenaient bien que la charité de l’Islam n’avait réellement que Dieu pour objet, et que cette charité, entendue par le vulgaire comme l’amour des hommes, n’était réellement qu’un amour abstrait pour Allah. Allah nous aime autant que nous l’aimons, sinon plus. Il ne veut pas nous châtier, il ne veut pas nous interdire, il nous guide et nous pardonne car je le rappelle ils nous aime sinon il ne nous aurait pas choisi sur Terre pour le sanctifier. (les chats n’ont pas de religion).
Ma définition de l’amour sera dans le prochain post. Suspens.
La définition du dictionnaire est floue : l’amour est cette attirance, affective ou physique, qu’en raison d’une certaine affinité, un être éprouve pour un autre être. Cette définition est assez vague car on pourrait substituer l’amour par une simple liaison ou une simple union.
Cherchons donc une définition plus « scientifique » :
- Si l’on réfléchit bien, on se rend compte que le cœur humain n’a que deux ressorts, l’ambition et l’amour. Sous le nom d’amour, on peut comprendre toutes les passions expansives qui portent l’homme hors de lui-même, lui créent un but, des objets supérieurs à sa vie propre, le font comme exister dans autrui, ou pour autrui. Dans cette définition, on se rend compte que parce qu’il s’agit d’un ressort, l’amour ne peut être qu’une énergie, au sens physique du terme. Dans le cas du ressort, une énergie potentielle emmagasinée dans ses spires. Mais peut on parler d’énergie physique en amour et l’exprimer en kilojoules ?
- L’amour, c’est l’âme qui ne meurt pas, qui va croissant, montant comme la flamme et pourtant l’amour, sous toutes les formes, domine notre vie entière : amour filial, amour fraternel, amour conjugal, amour paternel ou maternel, amitié, bienfaisance, charité, philanthropie, l’amour est partout, il est notre vie même. Mais si l’amour est une flamme, il va finir par se consumer et se tarir. Pas vraiment bonne cette définition.
Toujours en scientifique : si je vous disais que l’amour est un principe d’union universelle ? Aristote déjà trouvait une Loi Universelle de l’amour. Depuis le Créateur jusqu’à la plus humble des créatures, rien n’échappe à la grande loi de l’amour :
- Les corps simples tendent par l’attraction, qui est une sorte d’amour, au point de l’espace qui leur fut destiné (Lois de la gravitation universelle).- Les corps composés ont une sympathie, un amour du même genre que le précédent, pour les lieux où ils se formèrent; ils y acquièrent la plénitude de leur développement; ils en tirent toutes leurs vertus.- Les plantes manifestent déjà une préférence, un amour plus marqué, pour les climats, les expositions, les terrains plus favorables à leur complexion.- Les animaux donnent des signes d’un attachement plus vif, d’un amour aisément reconnaissable, qui les rapproche entre eux et quelquefois les rapproche de l’homme. Car le cheval galope pour galoper, et le moment où il va partir, s’élancer, le beau moment où il sent en lui-même la pression de la vie, c’est l’amour, créateur de tout.
Mais si l’amour est une Loi Universelle, comme la vitesse de la lumière tout le monde devrait être amoureux. Pourtant certains n’aiment personne et n’aiment rien. Donc là aussi cette définition est incomplète.
Allons plus loin : L’amour serait il une nature ? L’homme est doué d’un amour qui lui est propre pour les choses honnêtes et parfaites ? Le moraliste qui a dit : « Aimez-vous les uns les autres » n’a pas trouvé là un grand secret. J’accorde bien que l’amour est la vraie richesse vitale. C’est un merveilleux mouvement pour sortir de soi, pour se jeter dans l’action, et s’y dépenser, et s’y perdre, sans petits calculs. Je sais aussi que lorsque l’amour manque, comme il arrive dans l’extrême fatigue ou dans l’extrême vieillesse (qui ne sont qu’extrême avarice) il n’y a plus rien à espérer de bon, ni même de mauvais. Mais ce régime de parfaite prudence nous approche de la mort, et il ne dure guère.
« Et la tendresse bordel ! »
Et dans tout cela où est l’exaltation provoquée par la tendresse ? La tendresse est à l’amour ce que l’écriture est à la parole. Elle est la marque d’un sentiment d’affection, d’amitié, de générosité qui porte à considérer autrui avec bienveillance, à le traiter avec beaucoup de sollicitude. La tendresse est une forme d’amour prédominance sentimentale, complétant la sensualité et la sexualité (plutôt que s’y opposant), caractérisée par la recherche d’une harmonie dans la douceur et la durée, et manifestant le souci constant d’être agréable à la personne aimée. C’est une attitude affective élémentaire, engagée dans la première relation avec l’objet d’amour et où la composante érotique est indissociable de la recherche d’une sécurité d’autoconservation. La tendresse peut donc se poursuivre par le sexe. Mais la sexualité est un sujet tellement vaste ! Il nous faudra tout de même expliquer pourquoi chez la femme l’amour passe par la tendresse et chez l’homme par le sexe.
Et l’amour de Dieu (Allah) ?
L’amour est comme une manière de correspondance Universelle entre la Matière et l’Esprit, et comme une expression sensible de notre identité par-devant l’Etre Unique. Mystère adorable et terrible, instigateur de toute pensée, de tout art et de toute science véritable, il apparait aux intelligences primordiales sous des nombres et des formes symboliques qu’il réduit plus tard à la trinité logique de l’Éternelle Création, de la Matière et de la Pensée. L’amour fait monter en moi des salves et des certitudes si radieuses et si puissantes qu’elles ne finiront jamais. L’amour est une communion intime avec l’Univers. Je voudrais creuser, bécher dans la terre. Bécher, Cela me parait tellement beau! On est tellement libre quand on bèche! Et puis, qui va tailler aussi mes arbres? Je laisse une terre en friche. Je laisse une planète en friche. Je suis lié d’amour à toutes les terres et à tous les arbres de la terre, un amour confus pour tout ce qui existe autour de moi, pour les arbres, pour la belle terre rouge… Voilà pourquoi nous sommes toujours en rapport avec Dieu, parce qu’Il est l’amour universel. Je vous le dis en vérité, celui qui aime, son cœur est un paradis sur la terre. L’élévation de l’âme vers son Créateur est le culte suprême des musulmans croyants; mais ils ne s’adressent point à Allah pour demander telle ou telle prospérité de cette vie. Ils savent bien qu’Allah a choisi l’Homme pour qu’il soit à son image, bonté, générosité, pardon éternel amour. L’amour d’Allah est infini. Ce qui nous éloigne des interdits, et autres voiles islamiques.
Mais « Dieu est amour » (Christianisme) :
Cette définition m’agace car avec cet amour rien n’est plus nécessaire pour nous sur la terre, parce qu’il contient tout, qu’il est tout, et qu’il apprend tout. Voilà pourquoi nous sommes toujours en rapport avec Dieu, parce qu’il est l’amour universel. Né de l’amour, l’univers créé Par Allah est tout entier traversé, mu, vivifié du dedans, par l’amour qui circule en Lui comme le sang dans le corps. Dieu veut être aimé. C’est en effet au pur amour de Dieu et au renoncement de toutes les créatures que sont venus aboutir tous les doctrines un peu profondes et non orthodoxes de l’Islam et autre religion monothéiste. Tandis que la charité prenait pour le vulgaire un air d’humanité, tandis que le vulgaire cherchait là une règle pratique de conduite et de vie, les vrais penseurs de l’Islam moderne comprenaient bien que la charité de l’Islam n’avait réellement que Dieu pour objet, et que cette charité, entendue par le vulgaire comme l’amour des hommes, n’était réellement qu’un amour abstrait pour Allah. Allah nous aime autant que nous l’aimons, sinon plus. Il ne veut pas nous châtier, il ne veut pas nous interdire, il nous guide et nous pardonne car je le rappelle ils nous aime sinon il ne nous aurait pas choisi sur Terre pour le sanctifier. (les chats n’ont pas de religion).
Ma définition de l’amour sera dans le prochain post. Suspens.
samedi 19 septembre 2009
Charmoula, bazine, poisson et Cologne
A 3 jours de l’Aïd, mon père a acheté la morue séchée et salée et ma mère commence déjà à la dessaler. La charmoula (raisins secs écrasés) est déjà sortie du pressoir et les dernières briks de Ramadhan n’attendent que leur œuf pour disparaitre.
Ma mère m’a déjà acheté il y a quelques jours des chaussures flambant neuves, des chaussettes qui ne tombent pas, le pantalon a déjà été fabriqué chez le tailleur, la chemise de mon grand frère est trop grande pour mon cou mais « elle est presque neuve », le pull tricoté pendant les veillées du Ramadhan m’arrive aux genoux.
La veille de l’Aïd est une nuit blanche…le pseudo réveil avec le soleil…le jour J enfin…courir vers le lit conjugal de ses parents pour le baiser humide et le dinar de la fête. Le câlin parental, la douceur de leurs mots.
Puis Les fourneaux qui ronronnent, ma mère qui court, mon papa qui ronchonne, la charmoula qui boue. Et l’odeur de ce poisson bouilli qui rempli la maison. La maison est en effervescence : la baignoire est remplie car tout le monde doit être propre. Le papa en premier, la maman en dernier. Friction à l’eau de Cologne de Roger Gallet à la sortie, odeur qui se mélange au poisson et à la charmoula.
Les enfants mettent la table en ce jour béni et à 11h du matin le repas est servi. Avec du soda. Du soda Mseddi (marque de soda locale à l’époque). Boisson réservée à l’Aïd. Un mélange de sucré de soda, de charmoula et salé (hyper salé le poisson) propice au diabète et à l’hypertension. Et tellement bon. Le repas dure une heure. Maman a toujours prévu un plat de remplacement pour le grand frère qui ne mange pas le poisson. De la Klaya (sauté d’agneau) avec du bazine (sorte de purée de farine) et du miel. Des fruits sont prévus mais personne n’en mange tant le repas est riche. On débarrasse la table puis sous le contrôle de maman, lavage des mains et des dents. Tout le monde y passe même mon père.
Nouvelle friction à l’eau de Cologne. Mon odeur maintenant est un mélange de poisson salé, de charmoula, de bazine et de Cologne. Ma mère m’habille de la tête aux pieds et me passe le peigne sur les cheveux coupés la veille. Un gros bisou humide, un gros câlin.
Les hommes de la maison sont enfin prêts. Pendant que ma mère prépare le salon pour accueillir les éventuels visiteurs mon père nous amène chez le photographe. Que les garçons. Une photo en noir et blanc et au garde à vous dont la vision aujourd’hui est pathétique. Pendant ce temps les filles et maman sont à la maison. Pour recevoir. Les filles n’auront jamais eu de photos de l’Aïd. Au sortir de chez le photographe nous courons faire le parcours du combattant ou la visite des grands ducs : les tantes, les tontons, les amis. A chaque fois sirop de rose et gâteaux. Parfois de l’orgeat. À 19h pleins comme un œuf nous rentrons à la maison. Là toujours une surprise : un jouet, un pull, un livre ...l'occasion d'un nouveau câlin. Vers 20h Les amis arrivent et l’apéro commence, les bouteilles d’alcool planquées pendant le mois saint renaissaient de leurs cendres. Les enfants ont de nouveau droit au soda Mseddi. Les grands enfants à de la bière. Vers 22h (on ne dine pas car vu les calories ingurgitées on est pleins) Papa sort le Teppaz : un tourne disque sur lequel il mettait un vinyl : un tango. Pendant que la pauvre machine crachouille mon père entame un pas de tango avec ma mère qui s’est mise sur son 31. Le sommeil gagne mes yeux et dans mes oreilles court toujours « la comparsita » jusqu’à ce jour et dans mes yeux mes parents qui tournoient.
Faites rêver vos enfants : ils n’oublieront jamais.
Bonne fête et mollo sur le poisson salé et la charmoula.
MALI
Ma mère m’a déjà acheté il y a quelques jours des chaussures flambant neuves, des chaussettes qui ne tombent pas, le pantalon a déjà été fabriqué chez le tailleur, la chemise de mon grand frère est trop grande pour mon cou mais « elle est presque neuve », le pull tricoté pendant les veillées du Ramadhan m’arrive aux genoux.
La veille de l’Aïd est une nuit blanche…le pseudo réveil avec le soleil…le jour J enfin…courir vers le lit conjugal de ses parents pour le baiser humide et le dinar de la fête. Le câlin parental, la douceur de leurs mots.
Puis Les fourneaux qui ronronnent, ma mère qui court, mon papa qui ronchonne, la charmoula qui boue. Et l’odeur de ce poisson bouilli qui rempli la maison. La maison est en effervescence : la baignoire est remplie car tout le monde doit être propre. Le papa en premier, la maman en dernier. Friction à l’eau de Cologne de Roger Gallet à la sortie, odeur qui se mélange au poisson et à la charmoula.
Les enfants mettent la table en ce jour béni et à 11h du matin le repas est servi. Avec du soda. Du soda Mseddi (marque de soda locale à l’époque). Boisson réservée à l’Aïd. Un mélange de sucré de soda, de charmoula et salé (hyper salé le poisson) propice au diabète et à l’hypertension. Et tellement bon. Le repas dure une heure. Maman a toujours prévu un plat de remplacement pour le grand frère qui ne mange pas le poisson. De la Klaya (sauté d’agneau) avec du bazine (sorte de purée de farine) et du miel. Des fruits sont prévus mais personne n’en mange tant le repas est riche. On débarrasse la table puis sous le contrôle de maman, lavage des mains et des dents. Tout le monde y passe même mon père.
Nouvelle friction à l’eau de Cologne. Mon odeur maintenant est un mélange de poisson salé, de charmoula, de bazine et de Cologne. Ma mère m’habille de la tête aux pieds et me passe le peigne sur les cheveux coupés la veille. Un gros bisou humide, un gros câlin.
Les hommes de la maison sont enfin prêts. Pendant que ma mère prépare le salon pour accueillir les éventuels visiteurs mon père nous amène chez le photographe. Que les garçons. Une photo en noir et blanc et au garde à vous dont la vision aujourd’hui est pathétique. Pendant ce temps les filles et maman sont à la maison. Pour recevoir. Les filles n’auront jamais eu de photos de l’Aïd. Au sortir de chez le photographe nous courons faire le parcours du combattant ou la visite des grands ducs : les tantes, les tontons, les amis. A chaque fois sirop de rose et gâteaux. Parfois de l’orgeat. À 19h pleins comme un œuf nous rentrons à la maison. Là toujours une surprise : un jouet, un pull, un livre ...l'occasion d'un nouveau câlin. Vers 20h Les amis arrivent et l’apéro commence, les bouteilles d’alcool planquées pendant le mois saint renaissaient de leurs cendres. Les enfants ont de nouveau droit au soda Mseddi. Les grands enfants à de la bière. Vers 22h (on ne dine pas car vu les calories ingurgitées on est pleins) Papa sort le Teppaz : un tourne disque sur lequel il mettait un vinyl : un tango. Pendant que la pauvre machine crachouille mon père entame un pas de tango avec ma mère qui s’est mise sur son 31. Le sommeil gagne mes yeux et dans mes oreilles court toujours « la comparsita » jusqu’à ce jour et dans mes yeux mes parents qui tournoient.
Faites rêver vos enfants : ils n’oublieront jamais.
Bonne fête et mollo sur le poisson salé et la charmoula.
MALI
mercredi 16 septembre 2009
DEUS LO VOLT
Elle était (elle est ?) belle ma voisine. Imaginez : la trentaine, une jolie fille bien bâtie, mince, cheveux au vent, souvent en jeans, dans sa petite voiture noire. Elle courait, elle courait sous le soleil de plomb. Elle faisait bâtir sa maison en même temps que moi. On est voisins. On se voyait souvent sur le chantier. Elle courait, courait, toujours pressée, emmenant ses enfants à l’école, faisant ses courses, téléphone au cou et surtout menant son chantier de main de fer. Elle n’hésitait pas à élever la voix devant le maçon, ou le plombier ou l’électricien. Elle se faisait respecter et tout ce joli monde l’admirait et la craignait. De mon chantier j’observais le manège et je me disais qu’elle était bien plus efficace que moi pour mener une bâtisse. On se faisait la bise, demandions des nouvelles…etc. Parfois avec son regard malicieux et plein de charme elle m’appelait à haute voix et de chantier à chantier : « Voisin, pourriez vous me prêter deux sacs de ciment car il faut que la chape finisse ce soir. Ou’Allah je vous les rends demain » Comment refuser ?
Mon chantier s’est achevé quelques mois avant le sien. Puis j’ai dû m’absenter quelques années. 5 Ans après lors de mes vacances je l’ai revue. Bises, commentaires d’usage…mais…un malaise : elle portait un foulard. J’ai fait comme si je n’avais rien vu. J’ai demandé des nouvelles de son époux, de ses enfants. Réponse plate. Elle était apparemment gênée. Je n’ai pas insisté.
L’année d’après je la revois devant sa maison. Elle me salue de loin avec la main. Je quitte ma voiture et me dirige pour lui faire la bise. Elle me tend la main.
12 mois passent. Je la revois elle porte une djellaba noire, un voile. On ne voit plus que la moitié de son visage. Poliment je lui tends la main. Elle refuse cette poignée. Elle me demande, à un mètre de distance, comment va ma famille. Puis elle court rentrer chez elle.
Cet été je la vois de mon balcon. J’agite les bras. Son mari la suit. Je sors pour les saluer. Son époux que je voyais pour la première fois en 10 ans me dit : « ma femme a fait un vœu : elle ne doit plus toucher aucun homme elle ne conduit plus la voiture ». Je réponds : « elle a eu un accident ? Une maladie ? » « Non » dit il «c’est comme ça (hakka) ». « Très bien » je dis, « très bien. » Et je retourne chez moi.
Bien entendu je respecte et tolère la manière de vivre de tout le monde. Mais cela ne m’empêche pas de me poser des questions : quel phénomène a pu pousser cette femme de passer, de part sa volonté apparemment, de l’état de femme libre à l’état de femme sous tutelle ? Est-ce la pression sociale ? Sont ce des problèmes personnels ? Je ne peux imaginer que ce soit la religion car rien de ce qu’elle faisait n’était contraire à une vie pieuse et sereine. C’est terrible…car je l’ai eue au téléphone il y a quelques mois : « Dieu le veut » me dit elle. « Deus lo volt » criait Urbain II, pape, à Clermont le 27 novembre 1095. On sait ce qu’ont donné les croisades.
C’est terrible car quoi répondre quand Dieu le veut ? Quoi répondre ?
Vous devez connaître autour de vous des gens qui ont toujours raison. Avant même qu’ils n’aient ouvert la bouche, ils ont raison. Inutile d’écouter leurs questions ou leurs réflexions puisqu’ils ont raison.
Bien sûr Dieu a toujours raison. Mais ceux qui parlent de Lui, ont-ils toujours raison ?
Le poète a toujours raison : la femme est l’avenir de l’homme.
Pauvre Planète.
Vivement l’Aïd
Bien à vous.
MALI
Mon chantier s’est achevé quelques mois avant le sien. Puis j’ai dû m’absenter quelques années. 5 Ans après lors de mes vacances je l’ai revue. Bises, commentaires d’usage…mais…un malaise : elle portait un foulard. J’ai fait comme si je n’avais rien vu. J’ai demandé des nouvelles de son époux, de ses enfants. Réponse plate. Elle était apparemment gênée. Je n’ai pas insisté.
L’année d’après je la revois devant sa maison. Elle me salue de loin avec la main. Je quitte ma voiture et me dirige pour lui faire la bise. Elle me tend la main.
12 mois passent. Je la revois elle porte une djellaba noire, un voile. On ne voit plus que la moitié de son visage. Poliment je lui tends la main. Elle refuse cette poignée. Elle me demande, à un mètre de distance, comment va ma famille. Puis elle court rentrer chez elle.
Cet été je la vois de mon balcon. J’agite les bras. Son mari la suit. Je sors pour les saluer. Son époux que je voyais pour la première fois en 10 ans me dit : « ma femme a fait un vœu : elle ne doit plus toucher aucun homme elle ne conduit plus la voiture ». Je réponds : « elle a eu un accident ? Une maladie ? » « Non » dit il «c’est comme ça (hakka) ». « Très bien » je dis, « très bien. » Et je retourne chez moi.
Bien entendu je respecte et tolère la manière de vivre de tout le monde. Mais cela ne m’empêche pas de me poser des questions : quel phénomène a pu pousser cette femme de passer, de part sa volonté apparemment, de l’état de femme libre à l’état de femme sous tutelle ? Est-ce la pression sociale ? Sont ce des problèmes personnels ? Je ne peux imaginer que ce soit la religion car rien de ce qu’elle faisait n’était contraire à une vie pieuse et sereine. C’est terrible…car je l’ai eue au téléphone il y a quelques mois : « Dieu le veut » me dit elle. « Deus lo volt » criait Urbain II, pape, à Clermont le 27 novembre 1095. On sait ce qu’ont donné les croisades.
C’est terrible car quoi répondre quand Dieu le veut ? Quoi répondre ?
Vous devez connaître autour de vous des gens qui ont toujours raison. Avant même qu’ils n’aient ouvert la bouche, ils ont raison. Inutile d’écouter leurs questions ou leurs réflexions puisqu’ils ont raison.
Bien sûr Dieu a toujours raison. Mais ceux qui parlent de Lui, ont-ils toujours raison ?
Le poète a toujours raison : la femme est l’avenir de l’homme.
Pauvre Planète.
Vivement l’Aïd
Bien à vous.
MALI
mardi 8 septembre 2009
Histoire Ramadhanesque ou « quand Kafka s’en mêle »
Quand j’étais gamin, pendant le mois sacré, il n’y avait pas de télé. Après la rupture du jeûne on se rassemblait autour d’un « Raoui » une personne d’un certain âge qui nous racontait des histoires, souvent préludes à une longue rêverie et à de jolis rêves.
Je vais ce soir endosser son costume et vous raconter une histoire vraie survenue il y peu de mois voire peu d’années à une de mes connaissances : un homme de la trentaine, tunisien, vivant en France, marié, et qui avait deux enfants en bas âge. Par commodité on va l’appeler Adam.
Ce jeune homme rentre avec femme et enfants passer la fin du Ramadhan et l’Aïd en Tunisie. A l’aéroport de Tunis, son épouse et lui-même avaient pris des files différentes pour accéder à la police, manière de gagner quelques minutes si une file avançait plus vite que l’autre. Les enfants gambadaient de file en file. Adam (binational) avait en sa possession son passeport tunisien et les passeports tunisiens des enfants alors que son épouse (binationale) avait son passeport tunisien et son passeport français sur lequel les enfants étaient inscrits comme accompagnants. Le hasard (encore un mot d’origine arabe, ezzhar) a fait qu’ils arrivèrent en même temps devant les contrôles de police. Au moment du passage, les enfants étaient avec leur mère. Ils sont donc passés « sur son passeport » comme accompagnants. Lui, étant seul au moment du passage ne montre que son passeport tunisien. Les vacances passent. Son épouse pour des raisons professionnelles était retournée en France 4 jours avant le reste de sa famille. Le jour du retour, Adam se présente à la police des frontières avec ses deux enfants et leurs 3 passeports tunisiens. Le policier alors lui demande : "Quand donc sont rentrés vos enfants ?" Il répond "tel jour avec moi." Le policier souffle un grand coup et lui dit : « je ne vois pas de tampon d’entrée sur le passeport de vos enfants. Donc ils ne sont pas entrés. Et, s’ils ne sont pas entrés alors ils ne peuvent pas sortir. » Adam explique alors l’histoire des files d’attente lors de son arrivée, son épouse, etc.. Le policier remonte ses vraies fausses Ray Ban de soleil sur son nez (il n’y avait que le néon qui éclairait) et dit : « Ya khouya (mon frère) vos enfants ne peuvent pas sortir puisqu’ils ne sont pas entrés ! C’est simple tout de même». Oui simple, imparable tu ne peux sortir si tu n’es pas entré… pardi ! Alors mon ami lui demande de se lever et regarder par dessus sa banque : « et ces deux gamins, ils viennent d’où d’après vous. » Il rétorque : « je ne sais pas d’où ils viennent mais certainement pas de l’étranger puisque sur leur passeport il n’y a aucun tampon d’entrée. Et s’ils ne viennent pas de France alors il leur faut un visa pour y aller » Le sang d’Adam ne fait qu’un tour car il était était à 30 mn du départ. Dialogue de sourds. Sortie si entrée, pas sortie si pas entrée. Notre ami qui commençait à voir rouge demande, alors, à voir le chef du policier. Le chef arrive, gros bide, chemise serrée, mouillée de sueur, il retire sa casquette (son képi ?) de sur sa tête chauve et redit exactement ce qu’avait déjà dit l’agent de police avant lui. « Missalech ya sidi, vous laissez les enfants à Tunis, vous nous adressez par voie consulaire la photocopie du passeport de votre épouse montrant que les enfants sont bien rentrés (en Tunisie), et ensuite ils pourront sortir puisqu’ils seront rentrés ». « Vous rigolez j’espère ». « Est ce que j’ai l’air de rigoler ? » dit il en épongeant son front.Là Adam voit rouge. Ses naseaux fument. Sa voix devient criante. Il explique en hurlant que l’avion décolle dans 20 mn. Sa voix devient tremblante. Adam hurle qu’il n’est absolument pas question de laisser ses enfants, car il n’y a personne pour les garder et que son travail l’oblige à rejoindre son poste sinon la sécurité de centaines de personnes pourrait être compromise. Il précise au policier et qu’il sera tenu pour responsable si le moindre sinistre devait survenir dans son travail à cause de son immobilisation obligée. Adam lui demande et, note son nom. Il est désemparé : il n’a même pas pris son téléphone portable. Il ne peut appeler à l’aide.
A ce moment là, un ange passe. L’ange ramadhanesque est là. Adam sent une once de compassion poindre dans la tête glabre de ce policier. « Suivez-moi ». Adam, le flic et les deux enfants galopent alors à travers un dédale de couloirs et ils arrivent dans une salle ou il y avait une montagne de fiches de police à même le sol. Dans cette gabegie innommable le flic chauve désigne un tas et dit à Adam que la fiche d’entrée de son épouse devrait être là dedans. Et le voilà à 4 pattes entrain de chercher dans ces milliers de fiches celle de son épouse. Le policier et les enfants cherchent aussi et, oh miracle! Au bout de deux minutes, la fiche d’entrée est retrouvée. Le flic dit « effectivement vos enfants sont rentrés » Il réfléchi 5 secondes se gratte les 3 cheveux qui lui restent et demande de le suivre. Nouveau dédale. Escaliers. Ils arrivent aux « arrivées » de l’aéroport. Il prend les passeports des enfants, regarde autour de lui, prend un tampon, change la date et tamponne les passeports des enfants. Il rend les passeports et dit « retournez vite au départ. On ne s’est jamais vu OK ? Je viens de faire un geste illégal. On ne s’est jamais vu OK ? » Dit il en hurlant. Adam sprinte ventre à terre au premier guichet du premier flic accompagné par les gamins qui trouvaient ce cirque amusant. Il représente les mêmes passeports au même premier flic qui, baissant ses lunettes de soleil et en souriant dit « et bien voilà, sidi khouya, fallait pas vous énerver, maintenant qu’ils sont entrés…vos enfants peuvent sortir » en donnant deux grands coups de tampon. L’avion était sur le point de fermer ses portes. Ouf. Merci monsieur le flic chauve.
A priori on s’en tamponne de cette histoire. Mais à posteriori on en rit ou on en pleure ou on remercie Allah pour son omipotence...et on relit Kafka.
Depuis, quand il va aux toilettes, Adam ferme la porte…au cas où il ne pourrait plus l’ouvrir puis qu’elle n’était pas fermée.
Bien à vous
Je vais ce soir endosser son costume et vous raconter une histoire vraie survenue il y peu de mois voire peu d’années à une de mes connaissances : un homme de la trentaine, tunisien, vivant en France, marié, et qui avait deux enfants en bas âge. Par commodité on va l’appeler Adam.
Ce jeune homme rentre avec femme et enfants passer la fin du Ramadhan et l’Aïd en Tunisie. A l’aéroport de Tunis, son épouse et lui-même avaient pris des files différentes pour accéder à la police, manière de gagner quelques minutes si une file avançait plus vite que l’autre. Les enfants gambadaient de file en file. Adam (binational) avait en sa possession son passeport tunisien et les passeports tunisiens des enfants alors que son épouse (binationale) avait son passeport tunisien et son passeport français sur lequel les enfants étaient inscrits comme accompagnants. Le hasard (encore un mot d’origine arabe, ezzhar) a fait qu’ils arrivèrent en même temps devant les contrôles de police. Au moment du passage, les enfants étaient avec leur mère. Ils sont donc passés « sur son passeport » comme accompagnants. Lui, étant seul au moment du passage ne montre que son passeport tunisien. Les vacances passent. Son épouse pour des raisons professionnelles était retournée en France 4 jours avant le reste de sa famille. Le jour du retour, Adam se présente à la police des frontières avec ses deux enfants et leurs 3 passeports tunisiens. Le policier alors lui demande : "Quand donc sont rentrés vos enfants ?" Il répond "tel jour avec moi." Le policier souffle un grand coup et lui dit : « je ne vois pas de tampon d’entrée sur le passeport de vos enfants. Donc ils ne sont pas entrés. Et, s’ils ne sont pas entrés alors ils ne peuvent pas sortir. » Adam explique alors l’histoire des files d’attente lors de son arrivée, son épouse, etc.. Le policier remonte ses vraies fausses Ray Ban de soleil sur son nez (il n’y avait que le néon qui éclairait) et dit : « Ya khouya (mon frère) vos enfants ne peuvent pas sortir puisqu’ils ne sont pas entrés ! C’est simple tout de même». Oui simple, imparable tu ne peux sortir si tu n’es pas entré… pardi ! Alors mon ami lui demande de se lever et regarder par dessus sa banque : « et ces deux gamins, ils viennent d’où d’après vous. » Il rétorque : « je ne sais pas d’où ils viennent mais certainement pas de l’étranger puisque sur leur passeport il n’y a aucun tampon d’entrée. Et s’ils ne viennent pas de France alors il leur faut un visa pour y aller » Le sang d’Adam ne fait qu’un tour car il était était à 30 mn du départ. Dialogue de sourds. Sortie si entrée, pas sortie si pas entrée. Notre ami qui commençait à voir rouge demande, alors, à voir le chef du policier. Le chef arrive, gros bide, chemise serrée, mouillée de sueur, il retire sa casquette (son képi ?) de sur sa tête chauve et redit exactement ce qu’avait déjà dit l’agent de police avant lui. « Missalech ya sidi, vous laissez les enfants à Tunis, vous nous adressez par voie consulaire la photocopie du passeport de votre épouse montrant que les enfants sont bien rentrés (en Tunisie), et ensuite ils pourront sortir puisqu’ils seront rentrés ». « Vous rigolez j’espère ». « Est ce que j’ai l’air de rigoler ? » dit il en épongeant son front.Là Adam voit rouge. Ses naseaux fument. Sa voix devient criante. Il explique en hurlant que l’avion décolle dans 20 mn. Sa voix devient tremblante. Adam hurle qu’il n’est absolument pas question de laisser ses enfants, car il n’y a personne pour les garder et que son travail l’oblige à rejoindre son poste sinon la sécurité de centaines de personnes pourrait être compromise. Il précise au policier et qu’il sera tenu pour responsable si le moindre sinistre devait survenir dans son travail à cause de son immobilisation obligée. Adam lui demande et, note son nom. Il est désemparé : il n’a même pas pris son téléphone portable. Il ne peut appeler à l’aide.
A ce moment là, un ange passe. L’ange ramadhanesque est là. Adam sent une once de compassion poindre dans la tête glabre de ce policier. « Suivez-moi ». Adam, le flic et les deux enfants galopent alors à travers un dédale de couloirs et ils arrivent dans une salle ou il y avait une montagne de fiches de police à même le sol. Dans cette gabegie innommable le flic chauve désigne un tas et dit à Adam que la fiche d’entrée de son épouse devrait être là dedans. Et le voilà à 4 pattes entrain de chercher dans ces milliers de fiches celle de son épouse. Le policier et les enfants cherchent aussi et, oh miracle! Au bout de deux minutes, la fiche d’entrée est retrouvée. Le flic dit « effectivement vos enfants sont rentrés » Il réfléchi 5 secondes se gratte les 3 cheveux qui lui restent et demande de le suivre. Nouveau dédale. Escaliers. Ils arrivent aux « arrivées » de l’aéroport. Il prend les passeports des enfants, regarde autour de lui, prend un tampon, change la date et tamponne les passeports des enfants. Il rend les passeports et dit « retournez vite au départ. On ne s’est jamais vu OK ? Je viens de faire un geste illégal. On ne s’est jamais vu OK ? » Dit il en hurlant. Adam sprinte ventre à terre au premier guichet du premier flic accompagné par les gamins qui trouvaient ce cirque amusant. Il représente les mêmes passeports au même premier flic qui, baissant ses lunettes de soleil et en souriant dit « et bien voilà, sidi khouya, fallait pas vous énerver, maintenant qu’ils sont entrés…vos enfants peuvent sortir » en donnant deux grands coups de tampon. L’avion était sur le point de fermer ses portes. Ouf. Merci monsieur le flic chauve.
A priori on s’en tamponne de cette histoire. Mais à posteriori on en rit ou on en pleure ou on remercie Allah pour son omipotence...et on relit Kafka.
Depuis, quand il va aux toilettes, Adam ferme la porte…au cas où il ne pourrait plus l’ouvrir puis qu’elle n’était pas fermée.
Bien à vous
vendredi 21 août 2009
Leurre du Ramadhan
Vous aurez remarqué : La Tunisie depuis quelques années a suivi (à juste titre, on peut y revenir si vous le voulez dans la discussion) le changement d’horaire été-hiver. Sauf cette année 2009. Explication : le sacré mois de Ramadhan, ou plutôt le mois de Ramadhan sacré tombe en plein été. Et alors ? Réponse : c'est pour que le jeûne soit plus supportable.
Le jeûne du mois sacré, étant, par définition, un acte de Foi, que vient faire donc dans cette histoire le changement d’heure ? A ma connaissance le délai entre le lever et le coucher du soleil est le même quelle que soit l’heure. Donc la durée du jeûne.
« Mais vous comprenez c’est pour rendre le jeûne plus supportable » répètent les convaincus. Mais pourquoi donc ? Pourquoi donc on devrait changer les habitudes horaires (donc brûler plus de pétrole) afin de rendre plus supportable une prescription d’Allah alors que Celui-ci n’a prévu que des exceptions pour celles et ceux qui ne le peuvent pas ? (maladie, voyage etc… avec des compensations). Le but du jeûne n’est pas qu’il soit supportable. Le jeûne est un acte volontaire de soumission à Allah afin que tout soumis se mette bien en tête les souffrances des autres, la necessité de la Compassion, et l’Immensité du pouvoir de son Créateur. Que vient faire donc le changement d’horaire dans cette histoire ?
Si on veut aller plus loin, je vous suggère un scénario qui pourrait rendre le jeûne encore plus supportable et aller dans le sens de ceux qui ont refusé le changement (naturel ?) d’heure. Bien sûr on brûlera deux fois plus de pétrole, on polluera deux fois plus la Planète mais qu’importe : l’essentiel n’est il pas de soulager ceux à qui Allah a justement prescrit la souffrance pour qu’ils reconnaissent Son Omnipotence ?
Imaginez : on avance la montre de 3 heures. Au lieu de commencer le boulot à 7h réelles on le commencerait à 4h du matin modifiées (à 7h il fairait nuit). On pourrait donc boire le café, manger ses croissants et fumer son clop au bureau. A 7h réelles (lever du soleil) on commence le jeûne donc plus de boisson nourriture et autre activité illicite. A 10h la journée de travail est finie. On aura travaillé alors 6h. A 10h 30 on est à la plage…mais à 13 h on commence à peine à avoir soif et faim. On rentre. On se douche et on se couche. De 14 à 18h. A 18h on se réveille. Là on a vraiment faim et soif. Pendant que vos femmes triment dans la cuisine vous vous branchez sur le satellite après avoir vérifié que la clim du salon est à fond. Après une heure de supplice vous passez alors à table en branchant la télé de la cuisine sur TV7 afin de ne pas rater le sacrosaint moussalssil (série) Oummi traki nass emlah (ou équivalent). A 20h30 vous sortez de table le ventre rond afin d’attaquer les sucreries et autre sirop de thé ou de café. Vous sortez de votre maison à 21h30 (une fois la digestion bien commencée) pour rendre visite à vos parents ou amis, ou afin de ne pas rater la glace (faite maison, bien sûr) par le meilleur glacier de la place qui se les procure chez Nestlé ou Häagen Datz (s’il est vraiment bon). A 22h30 retour à la maison pour une petite collation et à 23h dodo pour la seconde sieste. Réveil à 3h du matin.
Résultat :
- Vous avez dormi 8h
- Vous avez travaillé 6h dont 3 pendant lesquelles vous avez pu vous restaurer.
- Vous avez nagé 2h30
- Vous vous êtes transporté pendant une heure dans votre voiture climatisée (essence)
- Vous vous êtes lavé pendant 1/2h
- Vous avez souffert une heure de faim et de soif
- Vous avez mangé et bu pendant 4h
- Vous avez vu vos amis, ou votre famille ou baladé pendant une heure
- Total : 8 + 6 + 2.5 + 1 + 0.5 + 1 + 4 + 1 = 23h. Il me manque dans mon calcul sûrement quelques minutes, mais je sais que vous en aurez trouvé l’utilisation, afin de boucler le nycthémère.
La vie n’est pas belle comme ça ? Les femmes qui bossent, la plage, le boulot pas trop fort, la lumière et la clim à fond, le ventre tellement rond que vous ne pourrez plus honorer vos épouses qui, dans le fond, sont tellement épuisées qu’elles préfèrent récupérer quelques heures plutôt que vous recevoir ?
Il faut militer pour que l’année prochaine, inch’Allah, la « journée de travail du mois sacré de Ramadhan » commence à minuit. On termine le boulot à 6h, s’hour à 6h30 etc. etc.
Vous remarquerez que le ridicule est illimité et qu’il ne tue pas puisque nous sommes vivants, grâce à Allah. On peut donc progresser.
Bon, demain je bosse heure d’Europe et je jeûne. Les Tunisiens sont donc privilégiés.
Longue vie, bon jeûne accepté (par Allah), et qu’Allah abreuve nos neurones.
MALI
Le jeûne du mois sacré, étant, par définition, un acte de Foi, que vient faire donc dans cette histoire le changement d’heure ? A ma connaissance le délai entre le lever et le coucher du soleil est le même quelle que soit l’heure. Donc la durée du jeûne.
« Mais vous comprenez c’est pour rendre le jeûne plus supportable » répètent les convaincus. Mais pourquoi donc ? Pourquoi donc on devrait changer les habitudes horaires (donc brûler plus de pétrole) afin de rendre plus supportable une prescription d’Allah alors que Celui-ci n’a prévu que des exceptions pour celles et ceux qui ne le peuvent pas ? (maladie, voyage etc… avec des compensations). Le but du jeûne n’est pas qu’il soit supportable. Le jeûne est un acte volontaire de soumission à Allah afin que tout soumis se mette bien en tête les souffrances des autres, la necessité de la Compassion, et l’Immensité du pouvoir de son Créateur. Que vient faire donc le changement d’horaire dans cette histoire ?
Si on veut aller plus loin, je vous suggère un scénario qui pourrait rendre le jeûne encore plus supportable et aller dans le sens de ceux qui ont refusé le changement (naturel ?) d’heure. Bien sûr on brûlera deux fois plus de pétrole, on polluera deux fois plus la Planète mais qu’importe : l’essentiel n’est il pas de soulager ceux à qui Allah a justement prescrit la souffrance pour qu’ils reconnaissent Son Omnipotence ?
Imaginez : on avance la montre de 3 heures. Au lieu de commencer le boulot à 7h réelles on le commencerait à 4h du matin modifiées (à 7h il fairait nuit). On pourrait donc boire le café, manger ses croissants et fumer son clop au bureau. A 7h réelles (lever du soleil) on commence le jeûne donc plus de boisson nourriture et autre activité illicite. A 10h la journée de travail est finie. On aura travaillé alors 6h. A 10h 30 on est à la plage…mais à 13 h on commence à peine à avoir soif et faim. On rentre. On se douche et on se couche. De 14 à 18h. A 18h on se réveille. Là on a vraiment faim et soif. Pendant que vos femmes triment dans la cuisine vous vous branchez sur le satellite après avoir vérifié que la clim du salon est à fond. Après une heure de supplice vous passez alors à table en branchant la télé de la cuisine sur TV7 afin de ne pas rater le sacrosaint moussalssil (série) Oummi traki nass emlah (ou équivalent). A 20h30 vous sortez de table le ventre rond afin d’attaquer les sucreries et autre sirop de thé ou de café. Vous sortez de votre maison à 21h30 (une fois la digestion bien commencée) pour rendre visite à vos parents ou amis, ou afin de ne pas rater la glace (faite maison, bien sûr) par le meilleur glacier de la place qui se les procure chez Nestlé ou Häagen Datz (s’il est vraiment bon). A 22h30 retour à la maison pour une petite collation et à 23h dodo pour la seconde sieste. Réveil à 3h du matin.
Résultat :
- Vous avez dormi 8h
- Vous avez travaillé 6h dont 3 pendant lesquelles vous avez pu vous restaurer.
- Vous avez nagé 2h30
- Vous vous êtes transporté pendant une heure dans votre voiture climatisée (essence)
- Vous vous êtes lavé pendant 1/2h
- Vous avez souffert une heure de faim et de soif
- Vous avez mangé et bu pendant 4h
- Vous avez vu vos amis, ou votre famille ou baladé pendant une heure
- Total : 8 + 6 + 2.5 + 1 + 0.5 + 1 + 4 + 1 = 23h. Il me manque dans mon calcul sûrement quelques minutes, mais je sais que vous en aurez trouvé l’utilisation, afin de boucler le nycthémère.
La vie n’est pas belle comme ça ? Les femmes qui bossent, la plage, le boulot pas trop fort, la lumière et la clim à fond, le ventre tellement rond que vous ne pourrez plus honorer vos épouses qui, dans le fond, sont tellement épuisées qu’elles préfèrent récupérer quelques heures plutôt que vous recevoir ?
Il faut militer pour que l’année prochaine, inch’Allah, la « journée de travail du mois sacré de Ramadhan » commence à minuit. On termine le boulot à 6h, s’hour à 6h30 etc. etc.
Vous remarquerez que le ridicule est illimité et qu’il ne tue pas puisque nous sommes vivants, grâce à Allah. On peut donc progresser.
Bon, demain je bosse heure d’Europe et je jeûne. Les Tunisiens sont donc privilégiés.
Longue vie, bon jeûne accepté (par Allah), et qu’Allah abreuve nos neurones.
MALI
vendredi 24 juillet 2009
Dieu et religion
En préambule : je ne cherche à provoquer personne. Je suis profondément respectueux des croyances de chaque fils et fille d’Adam. Si je me permet de « critiquer » Dieu c’est parce que je l’aime et que je sais bien qu’il a de l’humour et qu’il saura me pardonner. Pardonnez moi mon Dieu bien aimé.
Dieu est un être (qui l’a créé?) appartenant au monde supérieur (ou inférieur), doué de qualités de transcendance (genre ascenseur). Il nous permet de nous dépasser. Il se manifeste dans ses missions auprès des hommes, et il entre en relation avec eux pour orienter leur existence ou pour satisfaire son besoin de communication et dont il reçoit l’hommage cultuel en retour (les religions).
Une fois cette définition comprise voyons ce qu’en pensent les autres (les non musulmans) : Le concept grec de la divinité est essentiellement polythéiste : il y a beaucoup de dieux : c’est la Cité, la famille des dieux. Mais cette conception est dans la représentation d’un dieu suprême, père des dieux et des hommes. Les nombreux dieux signifient la plénitude de la vie divine : pour les Grecs, le Dieu unique, ce serait tout juste un appauvrissement du divin (Platon). Les grands dieux vivent loin des hommes, les uns dans le ciel, les autres dans les profondeurs de la mer ou du sol ou de la mer. Entre l’homme et le dieu, il n’est plus question de communion, mais de relations de bon voisinage.
Mais revenons au Dieu que l’on nous a enseigné : C’est au sentiment de l’existence d’un dieu que l’homme doit celui de l’infini, de l’universalité, de la gloire, de l’immortalité. C’est à cet instinct de la divinité qu’il doit celui de la vertu, qui règle ses innombrables désirs vers le bonheur de ses semblables, dans la crainte ou l’espérance que lui inspire le sentiment d’un être suprême, vengeur et rémunérateur. C’est ce qui me choque dans l’Islam : Dieu est un Comptable, il pardonne peu et promet beaucoup aux hommes. Des houris au paradis pour les hommes (et pour les femmes?).
Chez les juifs : être éternel, créateur de tout ce qui existe et providence de l’univers créé, à qui les hommes doivent un culte. Dieu créa l’homme à son image. Dieu est infini. Il faut, disent-ils, invoquer Dieu, rendre gloire à Dieu. Dieu est l’unité et la multiplicité. Or, de même que Dieu est à la fois un et plusieurs, chaque créature de Dieu est à la fois une et multiple. Donc, Dieu nous a crée sous de multiples facettes : hommes et femmes modèles, maris, épouses, militantes mais peut être aussi amantes et passionnées. Donc de même que Moïse appelle Dieu Aelohim, de même il appelle tous les hommes Adam. Aelohim veut dire Lui-des-Dieux, c’est-à -dire l’être des êtres. Adam veut dire l’homme universel, l’humanité, le genre humain, c’est-à -dire l’homme qui est en même temps les hommes, comme Dieu ou l’être est en même temps les êtres. Mais Haoua (Eve) veut dire quoi ?
Le christianisme contient une solution du monde extrêmement simple et étonnamment hardie. Au centre, l’affirmation intransigeante d’un Dieu personnel : Dieu-providence, menant l’univers avec sollicitude et Dieu-révélateur, se communiquant à l’homme sur le plan et par les voies de l’intelligence.
Mais alors dans tout cela, qui est Dieu ? La tradition et l’histoire, l’habitude et l’éducation favorisent l’identification, de l’idée d’un Dieu et de l’idée de Dieu, seul vrai Dieu, toujours vainqueur comparé à d’autres dieux. La sensualité. L’amour. Les sens. Les caresses. La pénétration. L’Orgasme. Ne sont t-ils pas des manifestations de Dieu ? Ne dit on pas beau comme un dieu. Dieu m’est témoin que je ne veux que notre bonheur. Dieu me pardonnera mes « gros mots ». Mais je ne lui pardonnerai pas d’avoir écrasé la moitié de l’humanité c’est-à -dire les femmes. Oui, les 3 religions que sont l’Islam, le judaïsme et bien sûr le christianisme sont 3 “modes d’emploi” de Dieu qui sont très proches. Je ne suis pas personnellement religieux au sens ou je ne pratique aucune religion. Mais je suis croyant en Dieu. Ce qui me gêne dans ces 3 religions c’est qu’elles ont été écrites par des hommes (sauf pour le Coran, mais la sunna et les hadiths et la choura l’on été par les hommes) donc, je disais, écrites par des hommes pour asservir les femmes et les autres. Je ne parlerai pas de la condition de la femme dans ces 3 religions : catastrophique. Aussi bien chez les juifs, chez les chrétiens que chez les musulmans, la femme a un statut inférieur à l’homme. Elle est quasiment sous tutelle. Cela me gène beaucoup. Et je ne pense pas que Dieu ait voulu cela. Les femmes sont au même titre que les hommes des enfants de Dieu. Et pour Lui ils sont forcement égaux en droits. Je ne parlerai pas non plus du Moyen Orient déchiré par les guerres depuis toujours. Mais regardez ce qui se passe en Irlande ou des chrétiens se déchirent entre eux, ou bien ce qui se passe en Afrique avec le génocide du Rwanda etc… Tout cela au nom de la religion.
Je disais que je suis par contre croyant. Parce qu’Il m’aide à expliquer l’inexplicable et à supporter l’insupportable. Je crois que Dieu a créé le monde et qu’il aime tous les êtres humains quel qu’ils soient. Un japonais, un africain, un russe, un israélien ou bien un jordanien, un indien, une métisse sont identiques aux yeux de Dieu. Le Destin, notre destin, est entre nos mains. Il n’est pas entre les mains de Dieu car Dieu ne peut s’occuper individuellement de 7 milliards d’humains … dont 90% sont désespérés.
Allah pardonnez mon audace auprès de Vous.
Cordialement. MALI
Dieu est un être (qui l’a créé?) appartenant au monde supérieur (ou inférieur), doué de qualités de transcendance (genre ascenseur). Il nous permet de nous dépasser. Il se manifeste dans ses missions auprès des hommes, et il entre en relation avec eux pour orienter leur existence ou pour satisfaire son besoin de communication et dont il reçoit l’hommage cultuel en retour (les religions).
Une fois cette définition comprise voyons ce qu’en pensent les autres (les non musulmans) : Le concept grec de la divinité est essentiellement polythéiste : il y a beaucoup de dieux : c’est la Cité, la famille des dieux. Mais cette conception est dans la représentation d’un dieu suprême, père des dieux et des hommes. Les nombreux dieux signifient la plénitude de la vie divine : pour les Grecs, le Dieu unique, ce serait tout juste un appauvrissement du divin (Platon). Les grands dieux vivent loin des hommes, les uns dans le ciel, les autres dans les profondeurs de la mer ou du sol ou de la mer. Entre l’homme et le dieu, il n’est plus question de communion, mais de relations de bon voisinage.
Mais revenons au Dieu que l’on nous a enseigné : C’est au sentiment de l’existence d’un dieu que l’homme doit celui de l’infini, de l’universalité, de la gloire, de l’immortalité. C’est à cet instinct de la divinité qu’il doit celui de la vertu, qui règle ses innombrables désirs vers le bonheur de ses semblables, dans la crainte ou l’espérance que lui inspire le sentiment d’un être suprême, vengeur et rémunérateur. C’est ce qui me choque dans l’Islam : Dieu est un Comptable, il pardonne peu et promet beaucoup aux hommes. Des houris au paradis pour les hommes (et pour les femmes?).
Chez les juifs : être éternel, créateur de tout ce qui existe et providence de l’univers créé, à qui les hommes doivent un culte. Dieu créa l’homme à son image. Dieu est infini. Il faut, disent-ils, invoquer Dieu, rendre gloire à Dieu. Dieu est l’unité et la multiplicité. Or, de même que Dieu est à la fois un et plusieurs, chaque créature de Dieu est à la fois une et multiple. Donc, Dieu nous a crée sous de multiples facettes : hommes et femmes modèles, maris, épouses, militantes mais peut être aussi amantes et passionnées. Donc de même que Moïse appelle Dieu Aelohim, de même il appelle tous les hommes Adam. Aelohim veut dire Lui-des-Dieux, c’est-à -dire l’être des êtres. Adam veut dire l’homme universel, l’humanité, le genre humain, c’est-à -dire l’homme qui est en même temps les hommes, comme Dieu ou l’être est en même temps les êtres. Mais Haoua (Eve) veut dire quoi ?
Le christianisme contient une solution du monde extrêmement simple et étonnamment hardie. Au centre, l’affirmation intransigeante d’un Dieu personnel : Dieu-providence, menant l’univers avec sollicitude et Dieu-révélateur, se communiquant à l’homme sur le plan et par les voies de l’intelligence.
Mais alors dans tout cela, qui est Dieu ? La tradition et l’histoire, l’habitude et l’éducation favorisent l’identification, de l’idée d’un Dieu et de l’idée de Dieu, seul vrai Dieu, toujours vainqueur comparé à d’autres dieux. La sensualité. L’amour. Les sens. Les caresses. La pénétration. L’Orgasme. Ne sont t-ils pas des manifestations de Dieu ? Ne dit on pas beau comme un dieu. Dieu m’est témoin que je ne veux que notre bonheur. Dieu me pardonnera mes « gros mots ». Mais je ne lui pardonnerai pas d’avoir écrasé la moitié de l’humanité c’est-à -dire les femmes. Oui, les 3 religions que sont l’Islam, le judaïsme et bien sûr le christianisme sont 3 “modes d’emploi” de Dieu qui sont très proches. Je ne suis pas personnellement religieux au sens ou je ne pratique aucune religion. Mais je suis croyant en Dieu. Ce qui me gêne dans ces 3 religions c’est qu’elles ont été écrites par des hommes (sauf pour le Coran, mais la sunna et les hadiths et la choura l’on été par les hommes) donc, je disais, écrites par des hommes pour asservir les femmes et les autres. Je ne parlerai pas de la condition de la femme dans ces 3 religions : catastrophique. Aussi bien chez les juifs, chez les chrétiens que chez les musulmans, la femme a un statut inférieur à l’homme. Elle est quasiment sous tutelle. Cela me gène beaucoup. Et je ne pense pas que Dieu ait voulu cela. Les femmes sont au même titre que les hommes des enfants de Dieu. Et pour Lui ils sont forcement égaux en droits. Je ne parlerai pas non plus du Moyen Orient déchiré par les guerres depuis toujours. Mais regardez ce qui se passe en Irlande ou des chrétiens se déchirent entre eux, ou bien ce qui se passe en Afrique avec le génocide du Rwanda etc… Tout cela au nom de la religion.
Je disais que je suis par contre croyant. Parce qu’Il m’aide à expliquer l’inexplicable et à supporter l’insupportable. Je crois que Dieu a créé le monde et qu’il aime tous les êtres humains quel qu’ils soient. Un japonais, un africain, un russe, un israélien ou bien un jordanien, un indien, une métisse sont identiques aux yeux de Dieu. Le Destin, notre destin, est entre nos mains. Il n’est pas entre les mains de Dieu car Dieu ne peut s’occuper individuellement de 7 milliards d’humains … dont 90% sont désespérés.
Allah pardonnez mon audace auprès de Vous.
Cordialement. MALI
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